La responsabilité restreinte de l’appelant diminue sa faute, qui doit ainsi être qualifiée d’importante pour les faits d’avril 2018 et de moyennement grave pour ceux du 1er juin 2018. Sa situation personnelle ne peut expliquer ses actes ni les justifier, l’appelant ayant par ses gestes fait obstacle à l’exécution sereine de peines prononcées à son encontre. Il n'a aucun projet concret pour sa sortie, même s’il est vrai que la perspective d’une mesure thérapeutique, de durée à ce jour indéterminée, réduit la possibilité de se projeter dans l’avenir. Ses antécédents, nombreux, en partie spécifiques et s'étendant sur plus de deux ans, témoignent de son ancrage dans la délinquance.