« c'est que tu n'es pas encore clair sur ton orientation sexuelle », que l'homosexualité « existe de toute éternité », que « la balle est dans ton camp ». Le fait que la plupart des messages – dont les deux plus révélateurs – aient été envoyés par l'appelant à l'enfant après l'invitation à le rejoindre à son domicile n'est pas déterminant. En effet, il n'est point besoin que la preuve de l'intention de l'auteur précède la commission de l'infraction. En l'occurrence, les messages envoyés, bien qu'intervenant postérieurement à l'invitation, signent la preuve des intentions que nourrissait l'appelant au moment de proposer à son élève de le rejoindre chez lui.