{"Signatur": "GE_CJ_009", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2018-05-23", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_009_P-10246-2014_2018-05-23.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/parp/show/1593558?doc=", "Checksum": "d1678a5188efd802926a85a14cf26e0e"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_009_P-10246-2014_2018-05-23.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/parp/file/2018/0001/AARP_000160_2018_P_10246_2014.pdf", "Checksum": "070de26d2a9c3fbb1d926921e4edc040"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["P/10246/2014"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 23.05.2018 P/10246/2014"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf  Chambre pénale d'appel et de révision"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra  Chambre pénale d'appel et de révision"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "VOIES DE FAIT ; EXEMPTION DE PEINE ; PARTIE CIVILE ; DOMMAGE MATÉRIEL ; TORT MORAL ; FRAIS JUDICIAIRES ; INDEMNITÉ(EN GÉNÉRAL) ; DÉFENSE D'OFFICE | CP.126; CP.54; CO.41; CO.47; CPP.428; CPP.429; CPP.135; CPP.126"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "09.01.2026 00:30:55", "Checksum": "6067e4e38c68cef8865409528c09da9e", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 23.05.2018 P/10246/2014\nRegeste:\nVOIES DE FAIT ; EXEMPTION DE PEINE ; PARTIE CIVILE ; DOMMAGE MATÉRIEL ; TORT MORAL ; FRAIS JUDICIAIRES ; INDEMNITÉ(EN GÉNÉRAL) ; DÉFENSE D'OFFICE | CP.126; CP.54; CO.41; CO.47; CPP.428; CPP.429; CPP.135; CPP.126\n\n A______ avait demandé à C______ de se calmer, l'invitant à utiliser son cerveau\ns'il en avait un. Ses paroles avaient énervé encore plus C______, qui s'était\napproché de lui et avait \"collé\" son front contre le sien, puis avait reculé et lui\navait asséné un coup de poing au visage, avant de partir en courant. Rattrapé par\nF______, C______ était revenu sur ses pas et lui avait présenté des excuses.\n\nA______ a produit différentes photographies, montrant des lésions à la hauteur de\nson œil droit.\n\na.b. Le 4 avril 2014, C______ a également déposé plainte pénale à l'encontre de\nA______, qui lui avait mis un \"coup de boule\" au cours de leur dispute. Il n'avait\npas été blessé, mais avait ressenti une forte douleur, qui s'était toutefois dissipée\nrapidement.\n\nb.a. A la police, C______ a précisé qu'au cours de leur querelle, A______ lui\navait dit \"toi avec ton petit cerveau, tu ne vas pas m'apprendre mon travail\". Cela\nl'avait énervé et il avait tapé du poing sur la table, en enjoignant ce dernier de ne\npas l'insulter. Ils s'étaient rapprochés et empoignés. A ce moment là, A______ lui\navait mis un \"coup de boule\", touchant son nez et sa bouche. Il avait senti le coup,\nqui ne lui avait pas causé de lésion, mais une douleur éphémère. Il avait alors\nriposté par un coup de poing dans la figure de A______, asséné avec son poing\n\nP/10246/2014\n- 4/24 -\n\ngauche, avant de quitter les lieux. Rattrapé par G______, il avait présenté des\nexcuses à son opposant.\n\nb.b. Entendue en qualité de témoin, F______ a expliqué que le 8 mars 2014, un\néchange verbal tendu avait eu lieu entre A______ et C______. Le premier avait\ntraité le second de \"petite cervelle\" et ils s'étaient empoignés mutuellement.\nA______ avait donné \"un petit coup avec son front\" à C______, mais étant plus\npetit, il n'avait pu atteindre que la bouche de son adversaire. C______ avait reculé\net donné un coup de poing sur le côté droit de la figure de A______, qui avait\nimmédiatement saigné du nez. G______ était sorti avec C______ pour qu'il se\ncalme. Ce dernier était revenu présenter ses excuses à A______ et tous deux\ns'étaient fait une accolade. C______ lui avait confié avoir eu mal à la mâchoire\ndurant environ une heure, suite au coup de tête reçu. A______ était revenu après\ndeux semaines sur le chantier.\n\nb.c. G______ a confirmé que A______ avait traité C______ de petite cervelle. Ce\ndernier avait tapé du poing sur la table, s'était levé et s'était dirigé vers son\nopposant. A______ s'était également dirigé vers C______ et avait, après qu'ils se\nsoient retrouvés face à face, tenté de lui mettre un \"coup de boule\", le touchant au\nniveau du menton. C______ avait répliqué par un coup de poing avec sa main\ndroite au visage de A______, qui était tombé au sol et avait saigné du nez.\n\nc.a. Devant le Ministère public, A______ a ajouté qu'après qu'il ait dit à C______\nd'utiliser son cerveau s'il en avait un, celui-ci avait baissé la tête. Au même\nmoment, lui-même avait baissé la tête et \"[leurs] cheveux\" s'étaient touchés. Il\ncontestait avoir donné un coup à C______. Ce dernier était, en fait, sorti de la\npièce, était revenu, avait pris de l'élan et lui avait donné un coup de poing dans la\nfigure. Son nez avait été, de ce fait, cassé en six morceaux, de même qu'un\nimplant dans sa bouche. Il avait perdu son odorat et le goût, ainsi que 30 à 35 %\nde sa vision, sans qu'il ne soit certain de pouvoir récupérer entièrement ces sens. Il\nsouffrait, par ailleurs, souvent de maux de tête. Il était en incapacité complète de\ntravail depuis les faits. En tant que chef d'entreprise, il s'occupait tout de même du\ntravail administratif de sa société, quand bien même il ne pouvait pas l'effectuer\nde manière satisfaisante. Si sa situation médicale ne s'améliorait pas, il devrait\nchanger de métier, dès lors qu'il avait en particulier besoin de l'odorat pour exercer\nson activité de peintre, aux fins de faire notamment adéquatement les mélanges de\npeinture et de s'assurer de la ventilation de son lieu de travail. Il avait perçu des\nindemnités de la SUVA, à hauteur de 50% du salaire annoncé, jusqu'au mois de\nmai 2015, l'assurance lui ayant ensuite signifié vouloir attendre l'issue de la\nprocédure pénale pour se déterminer sur une éventuelle poursuite de sa prise en\ncharge. Une demande auprès de l'assurance-invalidité était pendante. Il n'avait\njamais consulté d'ophtalmologue, ni n'avait présenté de diminution olfactive avant\nles faits. Depuis lors, il était également suivi sur le plan psychologique par la\nDresse H______, médecin-psychiatre, à raison d'une fois par mois.\n\nP/10246/2014\n- 5/24 -\n\nc.b. C______ a déclaré que lorsqu'A______ avait essayé de lui donner un coup\navec sa tête, il l'avait \"raté\". Leurs têtes s'étaient tout de même touchées, ce qui\navait provoqué sa réaction. G______ lui avait alors hurlé dessus.\n\nc.c. G______ a confirmé ses précédentes explications. Il a indiqué que A______\nn'avait pas touché C______, ce dernier n'ayant pas été blessé. C______ n'était pas\nsorti de la pièce.\n\n"}