{"Signatur": "GE_CJ_009", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2021-10-01", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_009_P-10202-2017_2021-10-01.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/parp/show/2816221?doc=", "Checksum": "33b52fd50d58a06020613970dba24e64"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_009_P-10202-2017_2021-10-01.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/parp/file/2021/0003/AARP_000317_2021_P_10202_2017.pdf", "Checksum": "05337958900ab318edd129df6c6c1d57"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["P/10202/2017"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 01.10.2021 P/10202/2017"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf  Chambre pénale d'appel et de révision"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra  Chambre pénale d'appel et de révision"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "VIOLENCE DOMESTIQUE;IN DUBIO PRO REO;LÉSION CORPORELLE SIMPLE;PRINCIPE DE L'ACCUSATION;TORT MORAL | CP.123; CP.126; CPP.9; CPP.325; CO.49"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "08.01.2026 23:40:26", "Checksum": "f538cf619093966f26d35d685e6c36a0", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Cour de Justice (Cour pénale) Chambre pénale d'appel et de révision 01.10.2021 P/10202/2017\nRegeste:\nVIOLENCE DOMESTIQUE;IN DUBIO PRO REO;LÉSION CORPORELLE SIMPLE;PRINCIPE DE L'ACCUSATION;TORT MORAL | CP.123; CP.126; CPP.9; CPP.325; CO.49\n\nleurs visions opposées de l'éducation, A______ pouvant se montrer violente avec\nleurs fils. Cette dernière était régulièrement prise de crises d'hystérie, lors desquelles\nil lui arrivait de le frapper. L'épisode du mois d'octobre 2015 n'avait rien d'une\nagression de sa part. A______ s'était mise sur lui dans le lit et lui avait donné des\nbaffes. Alors qu'ils se débattaient, il avait essayé de l'immobiliser pour faire passer sa\ncrise d'hystérie. Il avait tenté de la renverser sur le lit, de la coincer comme s'il\nl'embrassait, tout en maintenant ses mains pour ne plus recevoir les coups de genoux\net de poings qu'elle lui assénait. Avec une main, il l'avait également tenue par la\nnuque. Il était possible que, dans ces mouvements désordonnés, son avant-bras ait\ntouché d'un côté et de l'autre la nuque de son épouse, mais il n'avait pas pris celle-ci\ndans ses mains et ne se souvenait pas davantage de l'avoir secouée. Il avait lui-même\nsubi des griffures, ainsi que des douleurs à l'avant-bras, à la cuisse, au torse et à la\npoitrine. A______ avait quitté le domicile en raison d'une accumulation. Les jours\nprécédant le dépôt de la plainte, ils avaient eu une dispute en raison du comportement\nadopté par cette dernière à l'égard d'un homme, qu'il n'avait pas trouvé adéquat. A\ncette occasion, il avait fait un geste de la main gauche en procédant à un balayage\nprès du visage de A______ et lui avait accidentellement donné une claque au visage.\nDurant toute leur vie commune, il ne l'avait jamais frappée volontairement.\n\ne.b. Devant le MP, B______ a précisé, en relation avec l'épisode du mois d'octobre\n2015, que A______ s'était mise sur lui, faisant mine de vouloir faire l'amour, puis lui\navait asséné une énorme claque et l'avait frappé sur le thorax. Il avait fait du mieux\npour la maîtriser, c'était \"du n'importe quoi\". Il n'excluait pas avoir touché son cou\nmais ne l'avait pas étranglée.\n\ne.c. Ultérieurement, B______ a ajouté que suite à leur altercation, A______ avait\ninsisté pour lui faire une fellation, ce à quoi il s'était opposé. Il était donc également\npossible qu'en repoussant sa tête, il lui ait touché le visage.\n\nf.a. Le 12 octobre 2015, A______ et B______ ont échangé les messages suivants :\n\nA______ à 10:27 : \"Aargh les empreintes pour I______!\"\nB______ à 10:28 : \"Pas bien passé?\"\nB______ à 10:28 : \"Le pauvre je détestais ça\"\nA______ à 10:33 : \"Etonnament ça lui fait rien! C'est moi qui ai la nausée.\"\nB______ à 10:34 : \"C'est son esprit de challenger\"\nA______ à 11:14 : [Images floutées]\nA______ à 11:15 : \"Totalement déprimant !\"\nA______ à 11:16 : \"On se prépare pour le sprint du siècle [émoticônes représentant\ntrois hommes en train de courir et un bonhomme qui transpire du\nfront]\"\nA______ à 16:36 : \"Les voisines m'ont demandé pourquoi j'avais des bleus sur le\nvisage\"\n\nP/10202/2017\n- 6/18 -\n\nB______ à 17:42 : \"Ben dis leur la vérité qu'on se disputait et que t'as jugé bon de\nbaffer ton mari et que ce dernier n'a visiblement pas apprécié\"\nB______ à 17:43 : \"Il y a sûrement plusieurs flics comme maris de voisines profitesen\"\n\nf.b. Le 27 mai 2017, A______ a par ailleurs adressé le message suivant à son époux :\n\n\"Ne fais rien avec ton avocate concernant la plainte. Pour l'instant elle traîne et ce sera le\ncas encore des mois. En plus je peux la retirer. Elle n'aurait jamais dû faire des écritures qui\nt'ont coûté sûrement un saladier. C'est moins grave une plainte pénale que une plainte à la\npolice.\"\n\ng. L'expertise psychiatrique de B______, mise en œuvre dans le cadre de la\nprocédure pénale, n'a mis en évidence aucun trouble présent au moment des faits\nlitigieux.\n\nC. a. Avec l'accord des parties, la Chambre pénale d'appel et de révision (CPAR) a\nordonné l'instruction de la cause par la voie écrite.\n\nb.a. Sous la plume de son conseil, A______ persiste dans ses conclusions. Elle\nconclut également à l'octroi d'une participation équitable aux honoraires de son\nconseil pour l'activité déployée en appel, totalisant six heures et dix minutes, pour un\nmontant total, TVA et frais compris, de CHF 2'549.65\n\n"}