pour éloigner l'agent de sécurité et permettre ainsi à son comparse de démarrer le scooter, était ainsi bien réelle à tout moment. L'on ne pouvait donc exiger de l'intimé, dans ces conditions, qu'il s'abstint de faire feu, le temps de s'assurer que son adversaire avait bien rangé son revolver, dans la mesure où un tir rapide de l'intéressé n'aurait pu être anticipé pour être paré à temps. Les ripostes de l'intimé sont enfin intervenues à chaque fois moins de cinq secondes après le tir de son adversaire, soit dans une temporalité permettant de les considérer comme des tirs défensifs face à une attaque.