Il faut par conséquent retenir que, durant cette séquence, les tirs ont été dirigés vers l'avant et le bas du véhicule, seules les parties les moins vulnérables du corps des malfrats, soit leurs jambes, étant susceptibles d'être atteintes par des tirs traversants. Certes, jugé a posteriori, l'intimé ne pouvait objectivement être assuré à 100% d'atteindre la zone qu'il visait, au vu des circonstances. Ne raisonner que sur cette base contraindrait toutefois dans tous les cas, en cas de fusillade, à retenir la tentative de meurtre, la précision systématique d'un tir ne pouvant jamais être assurée.