L'auteur doit avoir agi "sans scrupule", ce qui est le cas lorsque, compte tenu des moyens utilisés, de ses mobiles et des autres circonstances, parmi lesquelles figure son état, l'acte apparaît comme contraire aux principes généralement admis des bonnes mœurs et de la morale. La mise en danger doit léser gravement le sentiment moral (ATF 114 IV 103 consid. 2a). Il faut en quelque sorte qu'elle atteigne un degré qualifié de réprobation. L'auteur doit avoir agi intentionnellement. Il doit avoir conscience du danger de mort imminent pour autrui et adopter volontairement un comportement qui le crée.