L’appelant a très mal collaboré à l’enquête ; si sa première déclaration à la police doit être qualifiée de plus ou moins authentique, il a par la suite multiplié les versions et nié des faits initialement admis. Les excuses présentées devant le premier juge apparaissent de circonstance, et il ne semble pas avoir pris conscience de la gravité des faits reprochés. S’il semble avoir su mettre à profit sa mise en liberté provisoire pour améliorer ses fréquentations, cette absence de récidive n'est pas pertinente, dès lors qu'un tel comportement correspond à ce que l'on doit pouvoir attendre de tout un chacun (arrêt du Tribunal fédéral 6B_301/2020 du 28 avril 2020 consid.