Ils étaient munis d’armes chargées à balles réelles, déposées aux pieds des deux passagers. Ils ont franchi la frontière suisse dans l’intention de s’en prendre à une cible dont il n’est pas établi qu’ils l’avaient identifiée avec certitude ; il n’en demeure pas moins qu’ils n’étaient pas venus pour de simples repérages, sinon ils n’auraient pas pris le risque d’emporter des armes. Leurs rôles étaient clairement répartis, l’appelant servant de chauffeur et ses deux passagers devant agir à l’encontre de la cible choisie.