La peine fixée en première instance à 30 mois, loin d'être sévère comme le soutient l'appelant, devra néanmoins être ramenée à 24 mois pour tenir compte de la violation du principe de célérité et sera assortie du sursis total dont l'appelant remplit les conditions, étant rappelé qu'il constitue la règle. La durée du délai d'épreuve sera fixée à 3 ans, comme retenu en première instance, laquelle est adéquate et tient compte des éléments de la procédure. Le jugement entrepris sera réformé dans cette mesure. 3. Dans la mesure où l'appelant obtient gain de cause, les frais de la procédure d'appel seront laissés à charge de l'Etat (art. 428 CPP).