Dans son ordonnance pénale du 3 mai 2011, le Ministère public a indiqué que la poursuivante avait déclaré être créancière de son ex-ami, M. T______, mais avoir entrepris cette quatrième poursuite à l'encontre de sa nouvelle concubine - la plaignante - "pour des montants dus par son couple"; pour fixer la peine, le Ministère public a notamment retenu que les motivations de la poursuivante relevait "d'un comportement colérique mal maîtrisé au dépens d'autrui". Dans ces conditions, force est d'admettre que la poursuite n° 10 xxxx40 R procède d'un abus manifeste de droit qui doit être sanctionné par la nullité.