{"Signatur": "GE_CJ_006", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2018-10-15", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-11208-2011_2018-10-15.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/das/show/1640634?doc=", "Checksum": "c636106f5177e70d442ad05e68f756cd"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-11208-2011_2018-10-15.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/das/file/2018/0002/DAS_000221_2018_C_11208_2011.pdf", "Checksum": "2596b359d8deb8aae2c70964555524eb"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["C/11208/2011"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 15.10.2018 C/11208/2011"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf  Chambre de surveillance"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra  Chambre de surveillance"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "09.01.2026 00:31:02", "Checksum": "c2611e9759936e991d1097d74d62e70c", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 15.10.2018 C/11208/2011\n\nd) B______ s'est opposée aux conclusions de A______, tant en ce qui concernait\nl'instauration d'une autorité parentale conjointe que d'une garde alternée. Elle\nrelevait les difficultés de communication et la faible coopération parentale qui\navaient entrainé des désaccords concernant certains suivis thérapeutiques et le\nchangement d'école de l'enfant. Elle sollicitait la garde exclusive de ce dernier\nexposant que l'éloignement des domiciles parentaux et les tensions prévalant entre\neux ne permettaient pas l'instauration d'une garde alternée. Elle proposait la\nfixation de relations personnelles entre le père et l'enfant à raison d'un week-end\nsur deux, du vendredi soir au dimanche soir, ainsi qu'alternativement du mardi\nsoir au mercredi en fin de journée et durant la moitié des vacances scolaires. Elle\nrelevait toutefois que le père n'exerçait pas son droit de visite personnellement du\nmardi soir au mercredi en fin de journée, dès lors que l'enfant était confié à ses\ngrands-parents paternels, de sorte que finalement il ne voyait l'enfant que les\njeudis et un week-end sur deux du vendredi soir au dimanche soir. C______ était\npar ailleurs confronté aux fréquentes disputes qui intervenaient entre son père et\nsa nouvelle compagne.\n\ne) Le SEASP a rendu son rapport d'évaluation le 14 décembre 2017. Il a préavisé\nl'instauration de l'autorité parentale conjointe sur l'enfant et un droit aux relations\npersonnelles en faveur du père, sauf accord contraire des parties, à raison d'un\nweek-end sur deux du vendredi soir au lundi matin et du mardi soir après l'école\nau jeudi à la reprise de l'école, ainsi que durant la moitié des vacances scolaires.\nLes parents collaboraient peu et avaient, depuis la naissance de l'enfant, entretenu\nune relation conflictuelle. Ils se montraient toutefois concernés par les difficultés\nrencontrées par leur enfant et étaient capables de se remettre en question, de sorte\nqu'ils avaient tout mis en œuvre, au cours de l'évaluation sociale, pour trouver des\nsolutions d'organisation conformes aux besoins du mineur. La psychologue de\nl'enfant auprès de l'OMP rapportait que C______ se montrait peu constant dans\nses relations à autrui, oscillant entre une trop grande proximité et une phase de\nretrait et peinait ainsi à évaluer la bonne distance relationnelle. Selon son\nenseignante, C______ avait présenté des difficultés de comportement à l'école\nmais actuellement dérangeait moins la classe. Il avait toutefois besoin de\nbeaucoup de soutien et d'accompagnement et manquait d'autonomie. De l'avis de\nla pédopsychiatre consultée par A______, l'enfant avait une mauvaise estime de\nlui-même et souffrait d'une grande culpabilité face au conflit parental, en pensant\nqu'il en était la source et en tentant d'en être le pacificateur. Selon le SEASP, le\nmineur présentait des difficultés tant relationnelles que comportementales,\n\nC/11208/2011-CS\n- 6/12 -\n\nlesquelles recommandaient une prise en charge adaptée. Les parents devaient lui\nprodiguer un cadre clair et sécurisant pour lui permettre de s'autonomiser et de\nprendre confiance en lui. L'organisation familiale globale, avec ses changements,\ntels que l'arrivée d'une petite sœur ou les nouveaux compagnons de ses parents,\nrendaient en outre nécessaire une réorganisation de sa prise en charge afin d'éviter\nqu'elle soit génératrice d'anxiété chez l'enfant. Les relations personnelles avec le\npère pouvaient être organisées de manière large et les parents en étaient d'accord.\nUn rythme d'une semaine sur deux chez chacun des parents, telles que A______\nl'avait sollicité initialement, n'était toutefois pas envisageable, compte tenu de la\ngrande proximité relationnelle entre la mère et l'enfant et de leurs inquiétudes\nréciproques.\n\nf) Le Tribunal de protection a tenu une audience le 20 février 2018.\n\nA______ a manifesté son accord avec les conclusions du rapport du SEASP. Il a\ndéclaré voir actuellement son fils une semaine sur deux, du vendredi à la sortie du\nparascolaire au dimanche 18 heures, ainsi qu'une semaine sur deux du mardi à la\nsortie de l'école au mercredi 18 heures et durant la moitié des vacances scolaires.\nL'enfant était pris en charge par sa grand-mère paternelle, qui habitait ______\n[GE], du mardi soir au mercredi en fin de journée, dès lors qu'il travaillait à plein\ntemps et ne pouvait pas s'occuper de l'enfant actuellement le mercredi. Il a\nsollicité l'élargissement de son droit de visite du mardi soir au jeudi matin chaque\nsemaine, ceci lui permettant de récupérer son enfant le mercredi soir avant de le\nraccompagner à l'école le jeudi matin. Il s'est également proposé de se rendre\ndisponible pour passer du temps avec son fils les mercredis après-midi et\nl'accompagner, au besoin, à ses séances de thérapie.\n\n"}