Le Tribunal de protection a retenu que les mesures de protection ambulatoires instaurées, telles l'assistance éducative, l'assistance éducative en milieu ouvert (ciaprès: AEMO) et l'injonction aux parents d'entreprendre un travail de coparentalité, n'avaient pas suffi à protéger les enfants du grave conflit parental dans lequel ils étaient impliqués, que les enfants manifestaient déjà des troubles psychiques, et que leur instrumentalisation incessante par leurs parents dans le conflit conjugal mettait en danger leur développement psychique ainsi que leurs capacités scolaires et sociales.