{"Signatur": "GE_CJ_006", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2021-03-16", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-1096-2016_2021-03-16.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/das/show/2631811?doc=", "Checksum": "b939f9f3b5b84b03bc9771e7941c6086"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-1096-2016_2021-03-16.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/das/file/2021/0000/DAS_000065_2021_C_1096_2016.pdf", "Checksum": "3971d791ba3476993824de8315e6b540"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["C/1096/2016"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 16.03.2021 C/1096/2016"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf  Chambre de surveillance"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra  Chambre de surveillance"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "08.01.2026 23:32:10", "Checksum": "9f2c693490d4616008b5051821a39e2f", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 16.03.2021 C/1096/2016\n\nf) Des auditions EVIG des enfants, retranscrites dans un rapport de police établi le\n30 juillet 2020, et des écritures échangées entre les parents par-devant le Tribunal\nen juillet et août 2020, il ressort que, durant le mois de juillet 2020, la mère avait\nfrappé H______ au visage, au point de le faire saigner du nez, à cause des cris\nproférés trop longtemps par le garçon lors d’une sortie en dehors du domicile\nmaternel, qu’elle avait tiré les cheveux de F______ car celle-ci refusait de\nl’écouter, faits que la mère avait admis, et aussi, selon deux des trois enfants, que\nla mère avait frappé la tête de F______ contre un mur, ce que la mère contestait.\nLes trois enfants avaient également fait savoir à la police qu’ils craignaient les\nconséquences de leurs déclarations car il leur avait été défendu de parler de ces\nrécents événements, et que leur mère les avait aussi frappés à plusieurs reprises\nantérieurement, ce que corroboraient les messages que F______ avait envoyés\nentre avril et juillet 2019 sur le téléphone mobile de son père, indiquant que sa\nmère la frappait. Il ressort également du rapport de police que la mère, qui n’avait\npas prévu d’autres solutions de garde de ses enfants durant la semaine des\nvacances scolaires, les avait laissés seuls dans son appartement pendant son\ntravail, tout en leur permettant d’aller et venir librement chez sa voisine de l’étage\ndu dessus.\n\ng) Dans un rapport du 14 août 2020, les curatrices ont relevé que l’assistance\néducative en milieu ouvert se poursuivait, que les enfants restaient otages depuis\nplusieurs années des accusations mutuelles des parents et que ces derniers\npersistaient dans leur important conflit, de sorte qu’ils n’étaient pas prêts à\nentreprendre une médiation ou autre travail de coparentalité.\n\nh) Le rapport d'expertise familiale a été établi le 31 août 2020 par la Dre L______,\npédopsychiatre, et M______, psychologue, auprès du Centre universitaire romand\nde médecine légale. Les experts ont relevé que la mère présentait un trouble\ndélirant persistant, qu'elle était par moments débordée émotionnellement et\néprouvait une grande difficulté à ne pas être constamment envahie par son conflit\navec le père des enfants, au point de générer des projections délirantes sur ses\nenfants, telles ses convictions que le père abuserait sexuellement d'eux s’il les\n\nC/1096/2016-CS\n- 6/12 -\n\nvoyait sans surveillance. En plus du suivi psychologique qu’elle menait auprès\nd’une consultation spécialisée pour les victimes de traumatismes, la mère\nnécessitait un suivi psychothérapeutique individuel auprès d’un psychiatre avec\nun traitement médicamenteux pour ses délires. Elle était capable de répondre aux\nbesoins primaires des enfants, bien qu’elle ait été débordée par leurs différents\nsuivis thérapeutiques ainsi que par leurs besoins particuliers de soutien scolaire,\nqu’elle ait éprouvé des difficultés à collaborer avec les intervenants qui\névoquaient le père et que, lors de ses débordements émotionnels, elle ait montré\ndes difficultés à assurer la sécurité des enfants, comme lorsqu’elle les avait laissés\nsans solution de garde appropriée pendant son travail lors d’une semaine des\nvacances scolaires d’été. En revanche, même si elle proposait des activités\nadaptées à ses enfants, elle éprouvait des difficultés à répondre à leurs besoins\nsecondaires, dès lors qu’elle les instrumentalisait dans le conflit parental, que ses\ninteractions avec eux demeuraient pauvres et factuelles et qu’elle rencontrait des\nproblèmes relationnels ainsi qu’éducatifs particuliers avec F______.\n\nLes experts ont par ailleurs relevé que le père présentait, pour sa part, une\naccentuation de traits narcissiques de la personnalité, ainsi que des troubles\nmentaux et de comportement dus à sa consommation d’alcool avec une utilisation\nactuelle, compte tenu, d’une part, de ses alcoolisations massives passées,\nrépertoriées dans son dossier médical et ayant nécessité des soins médicaux ainsi\nqu’un suivi psychothérapeutique ambulatoire, de même que des tests réalisés entre\naoût 2019 et mai 2020 qui avaient aussi révélé des consommations excessives ou\nimportantes d’alcool et vu, d’autre part, ses conduites en état d’ébriété et sa\ndescription des disputes qu’il avait eues avec certaines personnes telles que ses\nvoisins et qui avaient nécessité l’intervention de la police. Le père effectuait des\ncontrôles alcoolémiques réguliers auprès de la Dre N______, addictologue, qui lui\npermettaient de contenir suffisamment sa consommation pour ne pas mettre ses\nenfants en danger. Les experts ont préconisé un suivi en addictologie, ou tout au\nmoins le maintien des contrôles d’alcoolémie et la transmission de leurs résultats\nau SPMi, afin de s’assurer qu’il ne reprenne pas des consommations mettant en\ndanger ses enfants, une psychothérapie visant à travailler non seulement sur sa\ndépendance, mais aussi sur ses traits narcissiques qui l’empêchaient d’avoir accès\nà sa souffrance interne. L'évaluation des compétences parentales du père pour\nrépondre aux besoins primaires des enfants aboutissait à un résultat « mitigé »\nselon les experts, dans la mesure où sa connaissance de leur scolarité était\nmédiocre et qu’il avait tendance à leur offrir une nourriture trop abondante ainsi\nqu’inadaptée diététiquement, de même qu’à acheter leur calme par des cadeaux\nplutôt qu’en leur posant des limites éducatives claires. Sa consommation déniée\nd’alcool pouvait constituer un risque pour la sécurité des enfants. Sur le plan des\nbesoins secondaires de ses enfants, le père leur proposait des activités de loisirs\nadaptées, mais montrait aussi une pauvreté dans les interactions, une difficulté à\nles valoriser et une incapacité à les protéger du conflit parental, dans lequel il les\n\n"}