{"Signatur": "GE_CJ_006", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2016-12-13", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-10901-2009_2016-12-13.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/das/show/1640193?doc=", "Checksum": "7f724deb470f69027bd693da17fcd0b0"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-10901-2009_2016-12-13.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/das/file/2016/0002/DAS_000289_2016_C_10901_2009.pdf", "Checksum": "653b053da4252be665a576846e23b5df"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["C/10901/2009"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 13.12.2016 C/10901/2009"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf  Chambre de surveillance"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra  Chambre de surveillance"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "PLACEMENT À DES FINS D'ASSISTANCE | CC.426"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "09.01.2026 01:06:41", "Checksum": "06fb4422492cd5f90374d1e18759a17d", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 13.12.2016 C/10901/2009\nRegeste:\nPLACEMENT À DES FINS D'ASSISTANCE | CC.426\n\nL'expert a relevé que A______ présentait une humeur légèrement abaissée et\nsemblait n'avoir aucun projet d'amélioration de sa situation; elle semblait triste et\nfatiguée, mais n'évoquait pas d'idées de mort ou de suicide. Elle était consciente\nde son problème de dépendance à l'alcool, mais désirait quitter l'Unité\nhospitalière de psychiatrie adulte (UPHA) dans laquelle elle se trouvait au sein\ndes HUG, car elle s'y sentait enfermée comme dans une prison. Selon l'expert, si\nA______ était libre de sortir de l'hôpital, elle consommerait immédiatement des\nquantités importantes d'alcool, avec un risque majeur pour sa santé et sa survie\n(risques d'états comateux, éthylique ou métabolique, de chutes, de pancréatite\naiguë notamment). L'hospitalisation de A______ était par conséquent justifiée et\ns'imposait encore.\n\ne) Le Tribunal de protection a tenu une audience le 1er décembre 2016. A______\na confirmé sa volonté de quitter l'hôpital, alléguant avoir de nombreuses choses\nà faire, notamment s'occuper de sa mère. Elle a déclaré vivre chez son ami, mais\nn'être pas certaine d'y rester et se rendre plusieurs fois par semaine à la\nConsultation ambulatoire d'addictologie psychiatrique. Elle a affirmé avoir\ncompris qu'elle souffrait de problèmes au foie et à la tête et souhaiter suivre une\ncure auprès de la Clinique de D______.\n\nLe Dr E______ a confirmé la présence d'une grave insuffisance hépatique et\nd'une probable encéphalopathie. Des doses très importantes d'anxiolytiques\n\nC/10901/2009-CS\n- 4/8 -\n\navaient dû être prescrites, qui avaient permis d'améliorer ses fonctions\ncognitives, de diminuer son irritabilité et de réduire ses tremblements. Ce\ntraitement ne pouvait pas être prescrit en ambulatoire, car s'il était cumulé avec\nune consommation d'alcool, il pourrait conduire à un arrêt respiratoire. Le\nmédecin a ajouté qu'en raison de son problème hépatique, si A______ devait\nsortir de l'hôpital et boire à nouveau, sa durée de vie n'excéderait pas deux\nsemaines. Son placement à Belle-Idée ne paraissait pas adéquat en raison d'une\npart du grave problème hépatique et d'un état de dénutrition important et d'autre\npart du risque qu'elle puisse y consommer de l'alcool, ce qui n'était pas le cas au\nsein des HUG, l'unité UPHA ayant été fermée. Selon le Dr E______, la seule\nfaçon de soigner A______ serait une abstinence totale; il n'était pas certain que\nla patiente ait sa capacité de discernement dans le domaine médical, puisqu'elle\nne semblait pas consciente du risque létal à brève échéance.\n\nB. Par ordonnance DTAE/5759/2016 du 1er décembre 2016, le Tribunal de\nprotection a rejeté le recours formé par A______ contre le rejet de sa demande\nde sortie (ch. 1 du dispositif) et a rappelé que la procédure était gratuite (ch. 2).\n\nC. a) Le 7 décembre 2016, A______ a formé recours contre la décision du 1er\ndécembre 2016. Elle a indiqué être très bien prise en charge depuis son\nhospitalisation, mais souhaiter sortir, assurant avoir l'intention de reprendre\ncontact dès sa sortie avec la Consultation ambulatoire d'addictologie\npsychiatrique du Grand-Pré. Elle a en outre affirmé avoir des problèmes privés à\nrégler et avoir l'intention de revoir sa fille.\n\nb) Le juge délégué de la Chambre de surveillance a tenu une audience le\n12 décembre 2016.\n\nA______ a persisté dans les termes de son recours. Elle a expliqué se sentir\nbeaucoup mieux et souhaiter quitter l'hôpital, afin notamment de faire ses\ncourses de Noël, aller voir sa mère, contacter le Service de protection des\nmineurs au sujet de sa fille et effectuer les démarches nécessaires pour obtenir\nun nouveau passeport. Elle a déclaré être consciente des risques qu'elle\nencourrait en cas de nouvelle consommation d'alcool, mais a indiqué être\nmotivée à changer de comportement car elle souhaitait revoir sa fille. En cas de\nlevée de la mesure, elle retournerait vivre au domicile de son compagnon,\nlui-même alcoolique et reprendrait son suivi auprès de la Consultation\nambulatoire d'addictologie psychiatrique du Grand-Pré et de l'Arve.\n\nLe Dr F______, psychiatre au sein de l'UPHA, a confirmé que l'état de A______\ns'était amélioré depuis son admission à l'Hôpital, ce dont attestaient les analyses\neffectuées. Selon le Dr F______, cette évolution favorable était notamment due\nau cadre fermé de l'UPHA, ce qui avait empêché la recourante de faire des\nfugues et de s'alcooliser, comportement qu'elle avait adopté par le passé\nlorsqu'elle avait été hospitalisée en médecine générale. De l'avis du Dr F______,\n\nC/10901/2009-CS\n- 5/8 -\n\nune sortie de l'UPHA serait encore prématurée, la situation demeurant fragile.\nEn l'état, des doses très importantes d'anxiolytiques étaient toujours administrées\net le sevrage progressif paraissait compliqué à mettre en œuvre en ambulatoire,\nce d'autant plus que la recourante n'était pas très compliante lorsqu'elle n'avait\npas de cadre. Par ailleurs une nouvelle consommation massive d'alcool ou des\nconsommations répétées, qui risquaient de se produire en cas de sortie de la\nrecourante, réduiraient à néant les améliorations obtenues et mettraient sa vie en\ndanger. Les HUG travaillaient actuellement à stabiliser l'état tant somatique que\npsychique de la recourante, dans l'intention d'organiser ensuite sa prise en charge\ndans une structure cadrante.\n\n"}