{"Signatur": "GE_CJ_006", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2021-03-22", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-10299-2017_2021-03-22.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/das/show/2662611?doc=", "Checksum": "09c65d221f1cbee806ce294394e2b3fc"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_006_C-10299-2017_2021-03-22.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/das/file/2021/0000/DAS_000071_2021_C_10299_2017.pdf", "Checksum": "9c1cb4af58ccd4043b2c9fda5d99ade8"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["C/10299/2017"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 22.03.2021 C/10299/2017"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf  Chambre de surveillance"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra  Chambre de surveillance"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "08.01.2026 23:32:12", "Checksum": "76d6628a2da46bfc89f85db127207795", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre de surveillance 22.03.2021 C/10299/2017\n\n REPUBLIQUE ET CANTON DE GENEVE\n\nPOUVOIR JUDICIAIRE\n\nC/10299/2017-CS DAS/71/2021\n\nDECISION\n\nDE LA COUR DE JUSTICE\n\nChambre de surveillance\n\nDU LUNDI 22 MARS 2021\n\nRecours (C/10299/2017-CS) formé en date du 29 janvier 2021 par Monsieur A______,\np.a. HÔTEL B______, ______ (Genève), comparant par Me Cyril MIZRAHI, avocat,\nen l'Etude duquel il élit domicile.\n\n*****\n\nDécision communiquée par plis recommandés du greffier\ndu 23 mars 2021 à:\n\n- Monsieur A______\nc/o Me Cyril MIZRAHI, avocat.\nAvenue Vibert 9, 1227 Carouge.\n\n- Madame C______\nMonsieur D______\nSERVICE DE PROTECTION DE L'ADULTE\nCase postale 5011, 1211 Genève 11.\n\n- TRIBUNAL DE PROTECTION DE L'ADULTE\nET DE L'ENFANT.\n\nPour information, à :\n- Direction de la Clinique de E______\n______, ______.\n- 2/9 -\n\nEN FAIT\n\nA. a) A______ est né le ______ 1991; il est originaire de F______ (Berne), est\ncélibataire et n'a pas d'enfant.\n\nIl perçoit des prestations de l'Hospice général.\n\nb) Le 9 mai 2017, A______ a fait l'objet d'un placement à des fins d'assistance au\nsein de la Clinique de E______, décision contre laquelle il a recouru auprès du\nTribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (ci-après: le Tribunal de\nprotection). Celui-ci a ordonné l'expertise psychiatrique de l'intéressé.\n\nDans son rapport du 15 mai 2017, le Centre universitaire romand de médecine\nlégale a relevé que A______ avait été hospitalisé une première fois à la Clinique\nde E______ du 20 mai au 12 juin 2015, à la suite de l'agression d'une personne\nâgée sur la voie publique. Il présentait alors une désorganisation psychique avec\ndes symptômes psychotiques et maniformes. Un diagnostic de trouble psychotique\naigu et polymorphe avait été retenu et une possible évolution vers un trouble\nbipolaire évoquée. Le 9 mai 2017, A______ avait été conduit au Service des\nurgences des HUG par la police, en raison de troubles du comportement. Il lui\nétait reproché d'avoir fait une crise clastique dans un hôtel et d'avoir détruit du\nmatériel dans la chambre qu'il louait, ce qu'il contestait.\n\nLes experts ont retenu un trouble affectif bipolaire et une utilisation nocive de\ncannabis.\n\nc) Le 12 avril 2019, A______ a fait l'objet d'un nouveau placement à des fins\nd'assistance auprès de la Clinique de E______, contre lequel il a recouru.\n\nDans son rapport du 16 avril 2019, le Centre universitaire romand de médecine\nlégale a relevé qu'il était reproché à A______ d'avoir cassé des objets et menacé\nses logeurs, faits qu'il contestait. Il ressort en outre des éléments recueillis par les\nexperts qu'il avait cessé depuis plusieurs mois de voir son médecin psychiatre et\nde prendre son traitement.\n\nLes experts ont retenu un trouble schizo-affectif.\n\nd) Le 2 juin 2019, A______ a fait l'objet d'une nouvelle entrée non volontaire à la\nClinique de E______, contre laquelle il a formé recours.\n\nUne nouvelle expertise a été rendue par le Centre universitaire romand de\nmédecine légale le 12 juin 2019. Il en ressort que l'intéressé avait été transféré aux\nHUG en ambulance depuis Neuchâtel, où il avait été retrouvé dans le jardin de\ntierces personnes, lesquelles avaient appelé la police.\n\nLes experts ont retenu un trouble schizo-affectif type maniaque.\n\nC/10299/2017-CS\n- 3/9 -\n\nSon hospitalisation a été caractérisée par des difficultés à mettre en place des soins\nefficaces ainsi que par des fugues.\n\nLa mesure de placement a été levée par le Tribunal de protection le 12 novembre\n2019, un suivi ambulatoire ayant été organisé avec le Dr G______, psychiatre;\nA______ était en revanche opposé à la prise de médicaments, considérant qu'il\nn'en avait pas besoin.\n\ne) En raison de comportements agressifs, A______ a été expulsé de l'hôtel\nH______, qui l'avait accueilli à sa sortie de la Clinique de E______. Il a par\nailleurs cessé de se présenter à ses rendez-vous chez son psychiatre.\n\nLe 11 janvier 2020, il a fait l'objet d'une mesure de placement à des fins\nd'assistance prononcée par un médecin. Il avait été conduit aux HUG par la police\nalors qu'il se trouvait dans un état de décompensation psychotique. Son hygiène\nétait négligée et il était agité; son comportement et sa pensée étaient désorganisés,\nil présentait des idées délirantes de persécution et son discours était incohérent.\nA______ a recouru contre son placement, ainsi que contre le traitement administré\nsans son consentement.\n\nDans un nouveau rapport du 21 janvier 2020, le Centre universitaire romand de\nmédecine légale a retenu le diagnostic de trouble schizo-affectif, l'hospitalisation\nayant fait suite à une rupture de soins et à une nouvelle décompensation\nessentiellement délirante, associée à des comportements hétéro-agressifs.\n\nf) Par ordonnance du 4 février 2020, le Tribunal de protection a, statuant sur\nmesures superprovisionnelles, institué une curatelle de représentation et de gestion\nen faveur de A______, confirmée au fond par ordonnance du 30 avril 2020.\n\ng) Le 6 avril 2020, A______ a fait l'objet d'une nouvelle hospitalisation non\nvolontaire, sur la base d'une décision prise par un médecin, qu'il a contestée.\n\n"}