Le médecin entendu estime qu'un délai de deux à trois semaines est encore nécessaire pour obtenir une stabilisation de l'état du recourant, en veillant à la bonne tolérance du médicament et au bon équilibrage du traitement. L'audition du recourant a par ailleurs pu mettre en évidence qu'il n'avait pas conscience de devoir prendre son traitement, se considérant guéri, et qu'il ne considérait pas les conditions mises à la révocation du sursis à son placement comme contraignantes, de sorte qu'à l'évidence, une sortie prématurée entraînerait, à ce stade, inévitablement une nouvelle rupture de traitement et une péjoration de l'état du recourant.