En raison de sa fugue, l’autorité de protection n’avait aucune information de l’état clinique actuel de l’intéressé ni de sa compliance au traitement, dont il y avait sérieusement lieu de craindre qu’il l’ait interrompu vu le déni de sa maladie, l’expérience de l’équipe médicale de la Clinique de E______ et les résultats des examens sanguins effectués. Bien que l’intéressé ne paraissait, en l’état, pas présenter de danger pour lui-même ou pour autrui, selon l’équipe médicale, le risque d’une nette aggravation de son état restait sérieux en l’absence prolongée de traitement et de possibles conflits, voire de simples incompréhensions, de son entourage.