Un placement à des fins d'assistance devait être ordonné, à défaut de quoi il existait des risques concrets pour son intégrité physique, sa vie ou celle des tiers. Ses idées de persécution et de référence pouvaient, en effet, le conduire à souffrir d'une comorbidité psychiatrique surajoutée, comme un trouble anxiodépressif, en raison du stress constant dans lequel il vivait, avec de possibles idées suicidaires. L'intégrité des tiers pouvait également être mise en danger, l'expertisé pouvant recourir à de la violence verbale ou physique envers des persécuteurs réels ou imaginaires, dans le contexte de ses idées délirantes.