Bien que séjournant depuis trente-cinq ans en Suisse, la recourante ne pouvait manifestement pas se prévaloir d'une bonne intégration sociale ni professionnelle. Son renvoi n'aurait ainsi pas pour conséquence de lui faire quitter une situation stable pour un lieu où son intégration serait d'emblée compromise puisqu'elle disposait du temps nécessaire, d'ici la fin de sa peine, pour préparer son retour au Pérou.