Il a considéré que la recourante avait commis une infraction pénale grave particulièrement odieuse et préméditée, ayant été reconnue coupable en qualité de co-auteur d'un assassinat d'une jeune femme de 20 ans, enceinte, dont elle avait ensuite brûlé et enterré le corps. Dès lors qu'une condamnation antérieure ne l'avait pas empêchée de récidiver, alors même qu'elle venait d'avoir un enfant, il existait un risque de récidive. Bien que séjournant depuis trente-cinq ans en Suisse, la recourante ne pouvait manifestement pas se prévaloir d'une bonne intégration sociale ni professionnelle.