Ainsi, la durée de son séjour ne saurait être considérée comme déterminante, au regard de toutes les circonstances, pour la reconnaissance d’un cas d’extrême gravité. En effet, la recourante, actuellement âgée de 53 ans, ne semble pas pouvoir se prévaloir de difficultés de réintégration dans son pays particulièrement prononcées, ayant passé toute son enfance, son adolescence et la première partie de sa vie d'adulte dans son pays. Elle serait certes financièrement indépendante et ne dépendrait pas de l’aide sociale mais rien ne dénote, a priori, une intégration socio-professionnelle particulièrement poussée en Suisse.