Le locataire peut faire échec à la demeure dans l’hypothèse où il soulève l’objection de la compensation (art. 120 al. 1 CO). Encore faut-il que la créance qu’il invoque à son profit soit valide, à tout le moins vraisemblable (art. 120 al. 2 CO), au risque sinon de tomber dans le danger de la demeure. Il ne court en revanche aucun danger de ce genre s’il est en mesure de se prévaloir d’une reconnaissance de dette signée du bailleur ou d’une décision en force de l’autorité judiciaire. Par ailleurs, le locataire est tenu de déclarer sans équivoque la compensation durant le délai comminatoire imparti, même avant sa signification.