{"Signatur": "GE_CJ_004", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2016-11-14", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_004_C-10311-2015_2016-11-14.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/cabl/show/1645868?doc=", "Checksum": "ea6baa8045cb35620016cac70baaad1a"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_004_C-10311-2015_2016-11-14.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/cabl/file/2016/0014/ACJC_001492_2016_C_10311_2015.pdf", "Checksum": "33ed583eb9b0aaa39f7db8b0dc20f77f"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["C/10311/2015"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des baux et loyers 14.11.2016 C/10311/2015"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf  Chambre des baux et loyers"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des baux et loyers"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra  Chambre des baux et loyers"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "BAIL À LOYER ; RÉSILIATION ; COMPORTEMENT IRRESPECTUEUX ; CONCIERGE ; VOISIN | CO.266a.1;"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "09.01.2026 01:07:09", "Checksum": "ba12f843b241764a0d2635bc4793b010", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des baux et loyers 14.11.2016 C/10311/2015\nRegeste:\nBAIL À LOYER ; RÉSILIATION ; COMPORTEMENT IRRESPECTUEUX ; CONCIERGE ; VOISIN | CO.266a.1;\n\nH.______, voisin de palier de A.______, a déclaré que cette dernière avait\nrégulièrement des crises, lors desquelles elle vociférait et hurlait tant dans la rue,\nque sur son balcon ou dans l’allée, ceci en général en fin de journée. Il a décrit ces\népisodes comme étant impressionnants. A.______ déversait deux fois par jours un\nliquide sur le sol. Il s’agissait soit d’eau, soit d’une sorte de vinaigre. Il arrivait\nque ce liquide passe sous sa porte et dégage son odeur dans son logement. Il avait\ntenté de lui demander de cesser, mais la discussion avec A.______ n’était pas\nfacile et elle ne modifiait pas son comportement. Il y avait aussi des problèmes\nliés au fait que A.______ mettait des bâtons d’encens dans l’allée commune. En\nété 2014, il avait observé A.______ par le judas munie d’un couteau,\ntambourinant contre la porte d’une autre voisine de l’étage, qui était absente ce\njour-là. Il s’agissait d’une scène impressionnante, mais il n’avait pas osé appeler\nla police. Il n’avait pas été lui-même agressé et n’avait jamais porté plainte auprès\nde la régie, malgré que le comportement de A.______ le dérangeât, car il ne\nvoulait pas faire d’histoires et espérait que cela s’arrangerait.\n\nF.______, époux de la concierge, a confirmé les propos de cette dernière. Le\n14 octobre 2014, il avait ouvert la porte à A.______ et avait constaté qu’elle était\nmunie d’un grand couteau, suite à quoi il avait refermé la porte et appelé la police,\nlaquelle avait retrouvé le couteau dans la boîte aux lettres de A.______. Cette\ndernière criait sur la concierge, qui n’en pouvait plus, lorsqu’elle faisait ses\ntravaux de nettoyage. D’autres locataires étaient venus se plaindre de A.______. Il\nn’avait jamais possédé de double des clés de A.______, qui avait de toute façon\nfait changer les serrures.\n\nI.______, psychologue de A.______ et délié, par elle, du secret professionnel, a\nexpliqué suivre cette dernière une fois par semaine. Elle ne prenait pas de\ntraitement médicamenteux, mais subissait un état de stress post-traumatique\nsérieux lié à une situation de famille qui s’aggravait. Cela la poussait au-delà de la\ndépression, à l’isolement et au silence. A.______ n’était pas agressive de sa\npropre initiative, mais était irritable. Si elle se sentait agressée, sa première\nréaction était de hausser la voix, ce qui pouvait être suivi d’autres réactions.\nA.______ ne lui avait jamais relaté avoir agressé physiquement quelqu’un, ni\navoir déversé des liquides dans l’immeuble, mais lui avait en revanche dit se\nsentir parfois violée et violentée dans son espace privatif.\n\nJ.______, habitant un appartement adjacent à celui de A.______, dans l’allée\nvoisine, mais au 2ème étage, a déclaré subir parfois des nuisances sonores de cette\ndernière, uniquement les beaux jours, lorsqu’elle faisait usage de son balcon. Il\narrivait à A.______ de parler très fort même au-delà de 22 heures, mais il ne\nvoyait pas à qui elle parlait. Il l’avait aperçue au pied de l’immeuble et en train de\n\nC/10311/2015\n- 9/15 -\n\nhurler au téléphone, au point que tous les passants la regardaient. Il ne s’était pas\nrisqué à l’aborder, l’ayant observée crier seule dans la rue et ayant entendu dire\nqu’elle était d’un abord difficile.\n\nK.______, appointé de gendarmerie, s’exprimant sur la base de sa main courante,\na déclaré être intervenu dans l’immeuble le 14 octobre 2014, aux alentours de 20\nheures, sur demande de la concierge, qui lui avait dit que A.______ avait enfoncé\nà quatre reprises un couteau sur sa porte palière. Il avait constaté les impacts sur la\nporte et trouvé le couteau chez A.______. Il s’agissait d’un couteau d’une certaine\ntaille, pointu. A.______ était hystérique, de sorte que les discussions avec elle\nétaient difficiles, ce qui l’avait poussé à couper court. Il avait conseillé aux\nconcierges de tenter de trouver une solution durable auprès de l’ilotier. Il ne\ndisposait pas de toutes les interventions ayant eu lieu avec A.______, celles-ci\nétant nombreuses. Elles s’étaient toujours déroulées difficilement, A.______ soit\nne répondant pas, soit étant hystérique. Selon lui, les plaignants étaient toujours la\nconcierge ou son mari. Il y avait notamment des plaintes concernant des\nsalissures, dont il ignorait si ses collègues les avaient constatées.\n\nq. Le 22 février 2016, D.______ s'étaient à nouveau plainte auprès de la régie\nconcernant les agressions de A.______ à son encontre et le fait que les salissures\nde l’immeuble continuaient avec des cendres et de l’eau malodorante. A.______\nfaisait aussi fréquemment brûler des bâtons d’encens dans l’immeuble et le jardin\net avait brûlé quelque chose sur le palier du 2ème étage, ce qui avait laissé des\ncendres noires, après quoi elle avait renversé un liquide sur lesdites cendres.\n\nr. Les parties ont persisté dans leurs conclusions respectives dans le cadre de leurs\nplaidoiries finales écrites du 11 mars 2016.\n\nD. L'argumentation juridique des parties sera examinée dans la mesure utile à la\nsolution du litige.\n\nEN DROIT\n\n1. 1.1 L'appel est recevable contre les décisions finales et les décisions incidentes de\npremière instance (art. 308 al. 1 let. a CPC). Dans les affaires patrimoniales,\nl'appel est recevable si la valeur litigieuse au dernier état des conclusions est de\n10'000 fr. au moins (art. 308 al. 2 CPC).\n\n"}