Les bailleresses ont allégué que par décision du 6 février 2019, non produite à la procédure, le Conseil d'Etat avait jugé qu'il n'existait aucun intérêt public ou privé prépondérant à accepter le maintien à titre précaire de l'affectation administrative de l'appartement, dans la mesure où elles menaient les démarches en vue de récupérer l'appartement et que l'autorité compétente avait accepté de surseoir à la réaffectation de l'appartement en logement jusqu'à la libération des locaux.