La Cour d'appel ne partage que partiellement cette analyse, car elle fait abstraction de ce que l'employeur a déposé plainte pénale à l'encontre de l'employé, en même temps qu'il le licenciait, et pour les mêmes motifs. Cette attitude rigide et excessive, et le fait que la plainte visait encore la non-restitution d'un véhicule qu'à l'évidence l'employé n'a jamais eu l'intention de s'approprier, ne permettent pas de retenir une absence totale de faute de la part de l'employeur au moment du licenciement. La Cour d'appel fixera donc à 6'000 frs - soit l'équivalent de la moitié d'un salaire mensuel - l'indemnité réclamée.