Qu'elle agisse par devoir ou non, la personne salariée qui tire la sonnette d'alarme devra respecter l'éventuelle procédure interne de signalement, sous réserve du cas où une telle démarche apparaitrait d'emblée inutile. Lorsque la partie employeuse mène une enquête interne afin de vérifier la réalité des faits à l'origine de la dénonciation (art. 328 CO), le devoir de fidélité de la personne salariée lui impose de collaborer à l'investigation (DUNAND, Commentaire du contrat de travail, 2ème éd. 2022, n. 13 ad art. 321a ; CARRANZA / MICOTTI, Whistleblowing : Perspectives en droit suisse, 2014, p. 29 et suivante).