{"Signatur": "GE_CJ_003", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2024-05-07", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-10724-2018_2024-05-07.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/caph/show/3332143?doc=", "Checksum": "a266ac6059389cc26957e13b9f49244c"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-10724-2018_2024-05-07.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/caph/file/2024/0000/CAPH_000036_2024_C_10724_2018.pdf", "Checksum": "7ffbdeb4d7302a4ec5d26ff7e6171955"}, "Scrapedate": "2026-04-09", "Num": ["C/10724/2018"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 07.05.2024 C/10724/2018"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf  Chambre des prud'hommes"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra  Chambre des prud'hommes"}], "ScrapyJob": "446973/35/2326", "Zeit UTC": "09.04.2026 03:04:12", "Checksum": "f812d94bf5b27c86b7eb8e79358b6983", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 07.05.2024 C/10724/2018\n\nLe même jour, par courriel, A______ a répondu que l'affectation de plusieurs\nparties du PHB n'était en réalité pas claire après la réunion du 6 janvier 2016. Il ne\ncomprenait par ailleurs toujours pas pourquoi H______ semblait se plaindre du\nfait qu'il aurait expliqué qu'il n'était pas encore en mesure d'estimer le calendrier\nde ses premiers projets, une semaine seulement après la réunion du 6 janvier.\n\ni. Parallèlement, le 7 janvier 2016, les avocats collaborateurs N______, O______\net A______ ont adressé à H______, G______ et P______ une demande de\nréunions individuelles en lien avec la gestion du dossier 1______. Une telle\nréunion a eu lieu pour A______ le 19 janvier 2016, en présence des trois associés\nprécités.\n\nPar courriel du 19 janvier 2016, A______ a précisé souhaiter discuter de la\nrépartition de la charge de travail et des responsabilités au sein de l'équipe, la\ngestion du temps et le soutien logistique qu'il considérait comme inadéquat.\n\nC/10724/2018\n- 6/40 -\n\nI______, entendu en qualité de partie par le Tribunal, a déclaré que O______ lui\navait fait part de sa frustration liée au déroulement de l'audience de décembre\n2015. Il lui avait demandé de lui faire part de ceci par écrit, ce qu'elle avait fait\ndans un courriel du 5 janvier 2016. A la lecture dudit courriel, il n'avait jamais\nconsidéré que des problèmes d'ordre éthique existaient dans ce dossier ou en\ngénéral au sein de l'étude.\n\nA______ a expliqué que la réunion avait été très tendue depuis le début et que\nH______ n'était pas contente qu'elle ait lieu. Lui-même avait eu peur de se\nretrouver dans la situation d'un bouc émissaire, même si l'idée initiale avait été\nd'organiser une séance collectivement avec toute l'équipe.\n\nN______, avocat collaborateur travaillant encore pour D______ SA au moment\nde son audition comme témoin par le Tribunal, a déclaré qu'il n'avait pas constaté\nqu'une activité non indispensable, demandée par H______, avait été effectuée\ndans ce mandat. Il a précisé que le dossier était d'une complexité extrême et qu'il\nétait impossible de qualifier quoi que ce soit d'inutile, tant que cela pouvait servir\nà contrer la stratégie de la partie adverse. Il a ajouté avoir participé à la séance de\ndébriefing, ce qui n'avait pas eu pour lui de conséquences négatives sur ses\nrelations avec les associés et son travail au sein de l'étude. A l'issue de la séance\nde répartition du travail pour le mémoire PHB, il savait quelles étaient ses tâches\nrédactionnelles.\n\nSelon O______, avocate collaboratrice ayant quitté D______ SA en 2016, après la\nséance de débriefing de janvier 2016, laquelle s'était bien passée pour elle, il y\navait vraisemblablement eu moins de responsabilités confiées à A______. En\noutre, le ton entre H______ et A______ était devenu moins cordial.\n\nj. Le 20 janvier 2016, un entretien concernant A______ s'est déroulé entre lui,\nE______ et M______, lors duquel des reproches lui ont été faits en lien avec son\ncomportement à l'égard des associés de l'étude, et ce principalement en relation\navec les échanges de courriels résumés sous lettre C.h. ci-dessus. Il s'était agi d'un\nentretien \"d'avertissement\", A______ étant considéré par E______ comme proche\nd'être licencié : il devait, selon celle-ci, modifier son comportement vis-à-vis des\nassociés chargés du dossier 1______ s'il voulait garder son emploi.\n\nLa question de savoir si E______ et M______ avaient connaissance de la séance\nde débriefing du jour précédent lors de cet entretien est litigieuse entre les parties.\n\nToujours en relation avec l'échange de courriels précité, H______ a déclaré au\nTribunal que, le 13 janvier 2016, A______ avait utilisé un ton à son sens\ninapproprié à la suite d'une requête qu'elle avait adressée à tous les collaborateurs\nen lien avec le délai nécessaire pour présenter un premier projet de PHB, sur des\nthèmes déjà attribués. Le contenu de la communication n'était, pour elle, pas non\nplus justifié.\n\nC/10724/2018\n- 7/40 -\n\nE______ a ajouté que le ton utilisé dans son message par A______ avait été\nconsidéré comme insolent tant par les trois associés chargés du dossier 1______\nque par K______, M______ et elle-même, ce d'autant plus que le courriel avait\nété adressé en copie aux collaborateurs de l'équipe. Ils avaient donc souhaité lui\ndire que ce ton n'était pas acceptable et que sa façon de communiquer n'était pas\nadéquate au sein de l'étude. Elle s'était attendue à ce que A______, lors de\nl'entretien du 20 janvier 2016, présente ses excuses par rapport au ton utilisé mais\nil s'était tout de suite posé en victime et avait prétendu que la véritable raison de la\nséance était ce qui s'était dit lors de la séance de débriefing de la veille.\n\nk. En mai 2016, un autre associé de l'étude, Q______, a souhaité confier un\nnouveau dossier à A______. Celui-ci a émis des réserves quant à ses compétences\ndans les matières concernées, son temps disponible et ses contraintes familiales.\nD______ SA a alors confié le dossier à un autre collaborateur, non sans souligner,\ndans un courriel à A______ sous la plume de E______, que sa réponse montrait\n\"un manque de motivation, pour ne pas dire de volonté basique\" et qu'il faisait \"le\ndifficile pour choisir le travail qu'il acceptait de faire\".\n\nl. En juillet 2016, A______ a reçu un bonus de 22'000 fr.\n\nm. Le 9 décembre 2016, un entretien d'évaluation a eu lieu entre A______,\nE______ et M______.\n\nEn vue de cet entretien, A______ a rempli le formulaire de développement des\navocats collaborateurs.\n\n"}