Enfin, la violation de l’article 328 CO emporte présomption de faute (art. 97 CO) ; l’employeur n’est libéré que s’il prouve qu’il n’a pas commis de faute. Le travailleur doit pour sa part prouver, au moins par des indices suffisants, la violation du contrat par l’employeur, le dommage subi, et le lien de causalité entre la violation du contrat et le dommage subi (cf. FF 1982 II, p. 703 ; Saillen, La protection de la personnalité du travailleur, thèse Lausanne 1981, p. 103 ; Deschenaux/Steinauer, op. cit., n. 613 et 619). Il résulte en effet des particularités du harcèlement psychologique