{"Signatur": "GE_CJ_003", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2025-01-14", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-10675-2022_2025-01-14.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/caph/show/3384678?doc=", "Checksum": "423d8b2c0955afd1161b087e1497e0e5"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-10675-2022_2025-01-14.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/caph/file/2025/0000/ACJC_000097_2025_C_10675_2022.pdf", "Checksum": "f5abba50ed1ca3c3d5d32c198ff7cbc4"}, "Scrapedate": "2026-04-09", "Num": ["C/10675/2022"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 14.01.2025 C/10675/2022"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf  Chambre des prud'hommes"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra  Chambre des prud'hommes"}], "ScrapyJob": "446973/35/2326", "Zeit UTC": "09.04.2026 01:33:22", "Checksum": "e05dcdaaf930ff3dcf1b7de71308429c", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 14.01.2025 C/10675/2022\n\ne. B______ allègue avoir fait l'objet de mobbing et d'une pression \"insupportable\",\ndepuis 2018. Il avait été contraint de multiplier les heures de travail. Il s'était ainsi\népuisé au travail.\n\nA______ AG a contesté ces allégués, faisant valoir n'avoir eu, durant les rapports\nde travail, aucune connaissance d'une charge trop importante ou d'un mobbing tels\nqu'allégués par B______. Elle a allégué ne pas avoir traité celui-ci différemment\ndes autres directeurs de région, ni ne lui avoir imposé de travailler durant ses\nvacances.\n\nAu Tribunal, B______ a déclaré que sa charge de travail était énorme, après le\nrachat de l'entreprise par C______/D______ SA en 2018, et qu'il était tombé\nmalade en raison des conditions de travail, ayant pour la première fois consulté au\ncours de 2020. Son médecin avait estimé qu'il était en burn-out professionnel.\n\nC/10675/2022\n- 8/34 -\n\nLe responsable des ressources humaines de A______ AG (licencié pour le\n30 novembre 2022) a déclaré au Tribunal que B______ lui avait fait part de la\npression qu'il subissait, sans qu'il ait dit qu'il serait victime de mobbing, évoquant\ndes discussions animées avec son supérieur. Il avait constaté que B______ était\ntrès fatigué, il savait que le précité rencontrait des problèmes privés à la même\népoque, et celui-ci lui avait dit qu'il avait dû consulter un médecin en lien avec ses\nproblèmes de santé, laquelle était impactée. Il savait que le précité ressentait\ncomme difficile d'être éloigné du travail parce qu'il était impliqué et que cela lui\ntenait à cœur; il ignorait si celui-ci avait renoncé au bénéfice d'un arrêt de travail\nprescrit médicalement (témoin M______).\n\nL'assistante de B______ (employée de A______ AG de 2012 à sa démission en\n2021), qu'elle avait connu depuis 2012, a déclaré que les supérieurs de celui-ci,\nN______ et O______, rabaissaient et infantilisaient B______, ce qui à son sens\nétait une forme d'humiliation. Elle avait entendu différentes discussions entre les\nprécités, et tenté de soutenir B______. A compter de 2018, il y avait eu une\npériode plus ou moins stable durant six mois, puis elle avait vu B______ toujours\nplus stressé, nerveux, ayant pris du poids et accumuler les heures (témoin\nK______).\n\nUn subordonné de B______ (employé de 2012 à 2022 par A______ AG) a\nconstaté, après le rachat de 2018, que le précité était de plus en plus sous pression,\net voyait sa relation avec son supérieur O______ se dégrader avec le temps.\nB______ ressortait fatigué de ses entretiens téléphoniques avec le supérieur\nsusmentionné. Il subissait. De l'avis du témoin, il n'était pas aidé par sa hiérarchie,\ndevait se débrouiller tout seul, et était en difficulté plus à la fin de 2020 qu'au\ndébut de cette année. A la fin de l'année 2020, il était épuisé (témoin H______).\n\nLe supérieur de B______ à compter du 1er novembre 2018 (employé de\nA______ AG de 2005 à 2022) a déclaré qu'il voyait son subordonné environ une\nfois par mois (témoin O______).\n\nUn collègue de B______ (au service de A______ AG de 2005 à son licenciement\nen août 2021), qui était directeur commercial de la succursale vaudoise, a déclaré\navoir eu plus de travail depuis le rachat de 2018, les façons de travailler étaient\ndifférentes, il fallait tout contrôler, au niveau de la vente, des chantiers et au\nniveau financier. Il avait souvent discuté avec B______ de leurs pressions\nrespectives, ils vivaient des hauts et des bas et étaient mis à rude épreuve. Il avait\nvu le précité épuisé, et considérait que celui-ci avait tout donné à l'entreprise, et\navait souffert de son licenciement (témoin I______).\n\nUn subordonné de B______ (au service de A______ AG de septembre 2019 à son\nlicenciement en janvier 2022) a déclaré que le précité travaillait beaucoup, il\nn'avait pas constaté de changement et ne pouvait pas dire s'il lui avait paru\n\nC/10675/2022\n- 9/34 -\n\ntotalement épuisé au travail. Il n'avait pas véritablement compris le licenciement\nde B______ (témoin L______).\n\nf. B______ allègue avoir été contraint à ne pas prendre de vacances en 2020, son\nemployeur lui ayant demandé d'indiquer qu'il en prendrait sans que cela ne soit\neffectif. En été 2020, il avait ainsi mentionné avoir bénéficié de 80 heures de\nvacances, alors qu'il avait effectué ces heures.\n\nIl a offert en preuve de son allégué l'interrogatoire des parties et des déclarations\nde témoins.\n\nIl allègue qu'au 31 janvier 2022, son droit aux vacances était, outre les 80 heures\nprécitées, de 777,20 heures (sans précision de période concernée) et de 20 heures\nafférentes au mois de janvier 2022.\n\nIl a offert en preuve de son allégué une reconnaissance par l'employeur d'un total\nde 745,20 heures (pièce 12).\n\nIl a ensuite allégué une prétention totale de 96'029 fr. 95, dont à déduire 35'096 fr.\nversés fin février 2022, offrant en preuve des bulletins de salaire de janvier 2021 à\nfévrier 2022 (pièces 8 et 25). Le bulletin de janvier 2021 fait état d'un droit aux\nvacances total de 777,20 heures (537,20 heures d'exercices précédents, et\n240 heures d'exercice \"actuel\").\n\nA______ AG a contesté ces allégués. Selon elle, B______ avait un solde de\nvacances au 31 décembre 2020 de 64,15 jours (513,20 heures).\n\nElle n'avait pas imposé de renoncer au droit aux vacances, certains collaborateurs\navaient proposé \"d'offrir\" un ou deux jours de vacances par solidarité avec leurs\ncollègues soumis au régime des RHT en raison de l'arrêt des chantiers dû à la\npandémie.\n\nSelon le relevé établi par A______ AG, au 30 juin 2018, le solde de vacances non\nprises était de 560,20 heures, constitué de 177,10 heures pour 2018 et\n560,20 heures pour les années précédentes.\n\n"}