{"Signatur": "GE_CJ_003", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2018-07-20", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-10653-2015_2018-07-20.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/caph/show/1864498?doc=", "Checksum": "b942938f8f52e3fe2d93140b1dad0900"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-10653-2015_2018-07-20.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/caph/file/2018/0001/CAPH_000102_2018_C_10653_2015.pdf", "Checksum": "36dee662265ac072e72e6dc76ec9e5d3"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["C/10653/2015"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 20.07.2018 C/10653/2015"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf  Chambre des prud'hommes"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra  Chambre des prud'hommes"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "09.01.2026 00:28:44", "Checksum": "f00764940ebd1c49f0897421710239bf", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 20.07.2018 C/10653/2015\n\nEntendu en qualité de témoin le 18 mai 2017, le précité a déclaré être paysagiste\net être au bénéfice d’un contrat d'entretien du jardin de C______, encore à ce\nstade. En 2014, il s'était rendu plus fréquemment dans la propriété durant l'été, à\nraison de trois à cinq fois par semaine, avec un contrôle journalier. Durant la\npériode estivale, soit de mars à septembre-octobre, leur horaire de travail sur place\nétait de 7h à 12h et de 13h à 17h. La durée de son intervention était comprise entre\n1h et 4h à 5h. Il ne se rendait jamais la nuit dans la propriété. Il avait vu A______\net B______ dans la propriété à plusieurs reprises, sans pouvoir dire quand, ni à\nquelle fréquence. En tous les cas, il ne les avait pas vus tous les jours, mais\nquelques fois sur la période juillet-août, plutôt que quelques fois par semaine. Il\navait le souvenir qu'à son arrivée aux abords de la propriété, A______ et B______\nétaient présents pour l’identifier. Il n’avait pas le souvenir de les avoir rencontrés\nle matin à 7h en arrivant. Le témoin a précisé que leur équipe de paysagistes\narrivait plus fréquemment vers 8h. Il ne les avait \"jamais vus régulièrement dans\nle jardin dans la journée\", mais avait \"dû les croiser ça et là\". Le témoin a ajouté\navoir le souvenir qu'à une reprise, \"sans pouvoir dire si c'était en juillet ou en août\n2014, période à prendre avec des pincettes car cela remonte[ait] à 3 ans, les agents\nde sécurité étaient venus dans le jardin pour voir ce qui se passait\" en raison d'un\nproblème survenu avec le système d'alarme. Durant l'été, leur équipe pouvait\nentrer dans la propriété, car les alarmes étaient désactivées à partir d'une certaine\nheure le matin. Elle était également en possession des clés et des télécommandes\npour y accéder. Elle n'avait en revanche aucun accès au système d'alarme. Le\n\nC/10653/2015-4\n- 7/29 -\n\ntémoin ignorait si A______ et B______ étaient armés. Il les avait vus \"en tant que\nvigiles pour la propriété\". Interrogé sur la teneur de son attestation écrite\nmentionnée supra, il a déclaré confirmer ne jamais les avoir croisés dans le jardin.\n\nEntendu en qualité de témoin à la même date que son supérieur, K______,\npaysagiste au sein de la société précitée J______ SARL, a déclaré rencontrer pour\nla première fois A______ et B______. Il avait travaillé dans la propriété de\nC______ une ou deux fois par semaine en juillet-août 2014 durant la journée. Il\nn'avait pas le souvenir d'y avoir croisé des gardes. Il entrait dans la propriété au\nmoyen d'une télécommande qui était disponible dans son entreprise et n'avait\naucun accès aux alarmes. Il n'avait pas besoin de solliciter quelqu’un en lien avec\nles alarmes lorsqu'il se rendait sur le site pour travailler. Il ne pouvait pas se\nprononcer sur la présence d'autres employés sur la propriété dans la mesure où il\navait son travail à effectuer.\n\nH______, entendu en qualité de témoin, a déclaré avoir fréquenté A______\nlorsqu’il travaillait pour D______ SA. Ils étaient restés amis. Il était prévu qu'il\ndoive, en été 2014, remplacer A______ et B______ sur le site lorsque l'un d'eux\nserait en vacances. Il n'avait finalement pas effectué ce remplacement. Dès lors\nque ceux-ci ne pouvaient pas quitter le site, il avait en revanche assuré le\nravitaillement durant cette période à deux ou trois reprises. Concernant la teneur\nde son attestation écrite du 15 juillet 2015 versée à la procédure, selon laquelle\nlors de l'absence de la famille de C______, A______ était de permanence 24h sur\n24h sur le site, il n'avait pas constaté ce fait directement, mais en avait eu\nconnaissance par le planning que celui-ci établissait lui-même.\n\nh. Le 14 septembre 2014 au cours de la nuit, une effraction a eu lieu sur le site,\nlors de laquelle A______ a été agressé et blessé par trois individus.\n\nIl a été mis au bénéfice d'un arrêt de travail de quatre jours dès le\n15 septembre 2014. A______ allègue qu’il n’a cependant pas pu s’arrêter de\ntravailler, dès lors que C______ se trouvait à l’étranger, ce que celui-ci conteste,\nhormis le fait qu’il était en déplacement, en ajoutant ne pas avoir demandé au\nprécité de se présenter à son poste durant cette période, ignorant, en effet,\nl’existence de l’arrêt de travail en question.\n\nA teneur du procès-verbal de son audition du 18 septembre 2014 intervenue dans\nle cadre de la plainte pénale déposée à cet égard par A______ sur demande de\nC______, le premier a déclaré à la police travailler en général de 19h à 7h et avoir\nutilisé son spray au poivre pour tenter de se défendre dans le cadre de cette\nagression.\n\ni. Le 5 octobre 2014, A______ et B______ ont tous deux acheté en France un\nordinateur pour une somme de 1'175 EUR, respectivement de 1’215 EUR. Les\nfactures produites sont établies à leur nom et attestent de montants payés en\n\nC/10653/2015-4\n- 8/29 -\n\nespèces (pièces 34 et 35 de leur bordereau de pièces du 8 septembre 2015). Après\nla fin de la relation contractuelle, ces ordinateurs sont restés sur leur lieu de\ntravail, en la possession de C______.\n\nCelui-ci soutient, sans le démontrer et sans indication temporelle, avoir remis à\nchacun des précités la somme de 4'000 fr. en vue de l’acquisition par leurs soins\ndu matériel nécessaire à l'accomplissement de leur activité. Il était convenu qu'ils\nachètent notamment deux ordinateurs. Bien que A______ et B______ se soient\nprocurés du matériel, ils ne lui avaient jamais remis de quittance.\n\nA______ et B______ contestent avoir reçu chacun la somme de 4'000 fr. pour\nprocéder à des achats.\n\nj. A teneur d'un solde de tout compte signé le 27 octobre 2014, C______ a remis\nen mains propres à une dénommée L______ une somme à titre de salaire pour son\ntravail effectué du 20 au 27 octobre 2014.\n\n"}