{"Signatur": "GE_CJ_003", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2020-02-03", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-10386-2018_2020-02-03.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/caph/show/2316912?doc=", "Checksum": "00bdac27ebcd73faf7f850b062770bf1"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-10386-2018_2020-02-03.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/caph/file/2020/0000/CAPH_000023_2020_C_10386_2018.pdf", "Checksum": "0341404ff7cdd162297105caa4e0bb72"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["C/10386/2018"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 03.02.2020 C/10386/2018"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf  Chambre des prud'hommes"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra  Chambre des prud'hommes"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CO.337.al1; CO.337c"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "09.01.2026 00:10:07", "Checksum": "612e4fffe5fb96a13d8c5533967195d0", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 03.02.2020 C/10386/2018\nRegeste:\nCO.337.al1; CO.337c\n\n REPUBLIQUE ET CANTON DE GENEVE\n\nPOUVOIR JUDICIAIRE\n\nC/10386/2018-3 CAPH/23/2020\n\nARRÊT\n\nDE LA COUR DE JUSTICE\n\nChambre des prud'hommes\n\nDU 3 FEVRIER 2020\n\nEntre\n\nA______ SA, sise ______ [GE], appelante et intimée sur appel joint d'un jugement\nrendu par le Tribunal des prud'hommes le 30 août 2019 (JTPH/322/2019), comparant\npar Me David AUBERT, avocat, rue Robert-Céard 13, 1204 Genève, en l'Étude duquel\nelle fait élection de domicile,\n\net\n\nMonsieur B______, domicilié ______ (France), intimé et appelant sur appel joint,\ncomparant par Me Jacques EMERY, avocat, ER&A, boulevard Helvétique 19,\n1207 Genève, en l'Étude duquel il fait élection de domicile.\n\nLe présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 4 février 2020.\n- 2/17 -\n\nEN FAIT\n\nA. Par jugement JTPH/322/2019 du 30 août 2019, reçu par les parties le 2 septembre\n2019, le Tribunal des prud'hommes a déclaré recevable la demande formée le\n13 août 2018 par B______ à l'encontre de A______ SA (chiffre 1 du dispositif),\ncondamné celle-ci à verser à B______ la somme brute de 11'791 fr. 35, avec\nintérêt à 5% dès le 19 mai 2017, à titre de salaire (9'301 fr. 20), de treizième\nsalaire (373 fr. 35) et de déduction salariale injustifiée relative aux jours de\nvacances pris en trop par B______ (2'116 fr. 80) (ch. 2), et la somme nette de\n1'139 fr. 15, avec intérêts à 5% dès le 19 mai 2017, à titre de déduction salariale\ninjustifiée relative à un dommage (ch. 3), condamné A______ SA à délivrer à\nB______ un certificat de travail complet et conforme (ch. 4), invité la partie qui\nen avait la charge à opérer les déductions sociales et légales usuelles (ch. 5), dit\nqu'il n'était pas perçu de frais, ni alloué de dépens (ch. 6), et débouté les parties de\ntoutes autres conclusions (ch. 7).\n\nB. a. Par acte déposé le 20 septembre 2019 au greffe de la Cour de justice,\nA______ SA appelle de ce jugement, dont elle sollicite l'annulation du chiffre 2\nde son dispositif. Cela fait, elle conclut à sa condamnation à verser à B______\n1'392 fr. 30 bruts, avec intérêts à 5% dès le 19 mai 2017, à titre de déduction\nsalariale injustifiée relative aux jours de vacances pris en trop par B______ et au\ndéboutement de ce dernier de toutes ses conclusions.\n\nb. Par courrier du 24 septembre 2019, reçu le lendemain par B______, la Cour lui\na imparti un délai de trente jours pour répondre à cet appel.\n\nc. Dans sa réponse du 25 octobre 2019, B______ conclut au rejet de cet appel.\n\nIl forme également un appel joint, sollicitant l'annulation du jugement entrepris et\nla condamnation de A______ SA à lui verser 27'200 fr., avec intérêts à 5% dès le\n19 mai 2017, sous suite de frais et dépens.\n\nd. Dans sa réponse sur appel joint, A______ SA conclut au déboutement de\nB______ de toutes ses conclusions.\n\ne. Par avis du greffe du 3 décembre 2019, les parties ont été informées de ce que\nla cause était gardée à juger, B______ n'ayant pas fait usage de son droit de\nrépliquer à l'appel joint.\n\nC. Les faits pertinents suivants résultent du dossier:\n\na. A______ SA est une société anonyme inscrite au Registre du commerce de\nGenève, dont le but est le transport de marchandises par tous moyens, la\nmanutention et l'entreposage de celles-ci.\n\nC/10386/2018-3\n- 3/17 -\n\nC______ en est l'administratrice présidente et la directrice générale et D______ en\nest l'administrateur secrétaire et le directeur, tous deux avec signature individuelle.\n\nb. Par contrat du 11 octobre 2016, A______ SA a engagé, à temps plein,\nB______, né le ______ 1960, en qualité de déclarant en douane à compter du\n1er novembre 2016, pour un salaire mensuel brut de 6'800 fr., versé treize fois l'an\naprès un temps d'essai de trois mois.\n\nB______ bénéficiait de quatre semaines de vacances par an. Les vacances prises\nd'avance devaient être déduites du salaire, si l'employé quittait la société avant la\npériode de référence.\n\nPendant la première année de service, le délai de congé était d'un mois pour la fin\nd'un mois.\n\nc. Les rapports professionnels entre C______ et B______ se sont peu à peu\ndétériorés.\n\nC______, représentant A______ SA, a déclaré que B______ refusait de suivre les\ninstructions et avait une attitude négative. Leurs discussions s'envenimaient, car il\nla provoquait, afin se faire licencier. La situation était invivable. Des employés et\ndes clients s'étaient plaint du comportement de B______. Il utilisait son téléphone\nportable de manière exagérée et se plaignait de l'organisation de la société.\nPlusieurs avertissements oraux lui avaient été donnés.\n\nB______ a déclaré que le ton montait lorsqu'il parlait à C______, car elle ne le\nlaissait pas s'exprimer. Il était un peu fâché contre deux collègues, soit Messieurs\nE______ et F______, mais il avait maintenu des relations de travail normales avec\neux. Tous les collaborateurs traitaient C______ de \"vieille folle\". Il avait indiqué à\nE______ que si la situation ne s'arrangeait pas, il quitterait la société.\n\n"}