{"Signatur": "GE_CJ_003", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2020-01-13", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-10277-2017_2020-01-13.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/caph/show/2293751?doc=", "Checksum": "d9ab85101e743ed05d60d8a091dfbd2e"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-10277-2017_2020-01-13.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/caph/file/2020/0000/CAPH_000008_2020_C_10277_2017.pdf", "Checksum": "53ac302c8c4bb8e0dfd7fdb7067ee970"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["C/10277/2017"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 13.01.2020 C/10277/2017"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf  Chambre des prud'hommes"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra  Chambre des prud'hommes"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CO.336; CO.336a"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "09.01.2026 00:09:57", "Checksum": "89468295157c384ddf2bb783a69fc81e", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 13.01.2020 C/10277/2017\nRegeste:\nCO.336; CO.336a\n\nS'agissant de son licenciement, B______ a expliqué que son employeur avait\ndécidé de le congédier le 22 août 2016 pour un motif futile, le soupçonnant à tort\nd'avoir endommagé une table, alors qu'il intervenait sur un chantier au domicile de\nA______. En réalité, lorsque B______ était arrivé sur place avec ses collègues, la\ntable en verre était déjà fissurée. La lettre de licenciement mentionnait en outre de\nmanière abusive des faux avertissements. B______ admettait toutefois avoir\ntravaillé avec des chaussures ouvertes en raison d'un bandage sur un pied.\n\nAu jour du dépôt de la demande, B______ se trouvait encore au chômage et a\nproduit à cet égard le décompte relatif à l'indemnité du mois d'août 2017.\n\nb. Dans sa réponse, A______ a reconnu devoir à son employé le montant brut de\n881 fr. 90 à titre de solde du salaire du mois de mars 2016. Pour le surplus, il a\nconclu au déboutement de B______.\n\nC/10277/2017-1\n- 8/30 -\n\nIl a notamment allégué avoir engagé B______ sur conseil d'un ancien\ncollaborateur. D'une manière générale, le travail accompli par son employé avait\ntoujours été satisfaisant. En revanche, son mauvais caractère entraînait\nrégulièrement des frictions avec les autres employés. Il estimait être un excellent\n\"patron\" qui entretenait de bonnes relations avec ses employés.\n\nA______ a encore expliqué que suite à un contrôle opéré par la Caisse AVS, il\navait été contraint de diminuer le salaire horaire de son employé à 40 fr.,\ndéduisant ainsi l'indemnité repas. Cette diminution était devenue effective dès le\nmois d'août 2016, date à laquelle il avait précisé à son employé que le\nremboursement des frais effectifs s'effectuerait désormais sur présentation de\njustificatifs jusqu'à concurrence de 25 fr. par jour, ce en lieu et place des 15 fr.\nprévus par la CCT. Le salaire de B______ n'avait donc pas été diminué\nunilatéralement.\n\nIl a également indiqué qu'à partir de l'année 2013, plusieurs clients de l'entreprise\ns'étaient plaints de l'attitude de B______, ce qui avait entraîné plusieurs\navertissements oraux. Ne tenant pas compte des remarques qui lui avaient été\nadressées, il s'était vu résilié son contrat de travail au mois de mars 2016, avant de\nse voir réintégrer dans l'entreprise une semaine plus tard, à sa demande. Le 24\naoût 2016, A______ avait une nouvelle fois résilié le contrat de travail de son\nemployé, compte tenu de différents manquements constatés dans son travail, en\nparticulier dans le courant de l'été 2016. Les rapports de travail entre les parties\navaient pris fin le 31 décembre 2016.\n\nA l'appui de son mémoire, il a notamment produit des courriers, datés des\n2 décembre 2013, 10 octobre 2016 et 19 mai 2017, rédigés par des personnes\nayant côtoyées B______ sur des chantiers. Les trois courriers attestaient de\nproblèmes relationnels rencontrés avec l'employé. Celui du 2 décembre 2013,\nrédigé par H______, mentionnait le refus de ce dernier de travailler avec A______\ns'il devait être à nouveau amené à collaborer avec B______.\n\nA______ a également produit des simulations de fiche de salaire. Il ressort de\ncelle avec un taux horaire de 40 fr. et comprenant 17 paniers avec preuves\njustificatives que le salaire net de l'employé serait de 7'048 fr. 19. Avec un taux\nhoraire de 42 fr. 50 (sans panier), le salaire net de l'employé serait de 7'073 fr. 26.\n\nc. Le 13 septembre 2018, A______ a produit un nouveau certificat de travail dont\nla teneur était notamment la suivante:\n\n\"Possédant des connaissances professionnelles approfondies, et d'une solide\nexpérience dans le domaine de la serrurerie, Monsieur B______ a accompli les\ntâches qui lui ont été confiées à notre entière satisfaction.\n\nC/10277/2017-1\n- 9/30 -\n\nMonsieur B______ a su travailler de manière indépendante et sérieuse sur les\nchantiers qui lui ont été confiés.\n\nSes compétences et sa disponibilité ont été appréciés tant par la Direction et ses\ncollègues que par la clientèle.\n\nMonsieur B______ nous a quitté, libre de tout engagement, sous réserve du secret\ndes affaires.\n\nNous le remercions vivement pour le travail accompli et lui souhaitons plein\nsuccès dans la suite de sa carrière professionnelle.\"\n\nd. Le 7 novembre 2018, A______ a versé un montant de 785 fr. 05 à B______\nconcernant la conclusion de celui-ci en condamnation de celui-là en paiement d'un\nmontant brut de 881 fr. 90 s'agissant du solde de salaire pour le mois de mars\n2016.\n\ne. Les parties ont été entendues lors de l'audience de débats principaux des\n31 mai 2018, 5 juin 2018, 11 septembre 2018, 6 novembre 2018 et\n6 décembre 2018.\n\n"}