{"Signatur": "GE_CJ_003", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2020-01-13", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-10277-2017_2020-01-13.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/caph/show/2293751?doc=", "Checksum": "d9ab85101e743ed05d60d8a091dfbd2e"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_CJ_003_C-10277-2017_2020-01-13.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/caph/file/2020/0000/CAPH_000008_2020_C_10277_2017.pdf", "Checksum": "53ac302c8c4bb8e0dfd7fdb7067ee970"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["C/10277/2017"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 13.01.2020 C/10277/2017"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf  Chambre des prud'hommes"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra  Chambre des prud'hommes"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CO.336; CO.336a"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "09.01.2026 00:09:57", "Checksum": "89468295157c384ddf2bb783a69fc81e", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Cour de Justice (Cour civile) Chambre des prud'hommes 13.01.2020 C/10277/2017\nRegeste:\nCO.336; CO.336a\n\nB______ lui a alors répondu \"Bonsoir A______, malheureusement à notre arrivée\nle verre était déjà cassé. Vous pouvez demander à D______ qui vous le\nconfirmera. Si c'était moi qui l'avais cassé, je vous aurai prévenu mais ce n'est\npas le cas. Bonne soirée. B______ [surnom]\".\n\nd.b A 21h31, A______ a une nouvelle fois envoyé un SMS à B______ dont le\ncontenu était le suivant: \"Re bonsoir, excusez moi de vous re déranger, demain,\nmardi 23 août, je vous donne congé, vos heures vous seront payées. Concernant\nvotre demande de certificat provisoire, j'attends la réponse du juriste. je vous\ntiendrais au courant pour votre programme de la suite de la semaine, demain. Je\nvous fixerais un rendez-vous afin de trouver la meilleure solution pour nous deux.\nBonne soirée A______\".\n\ne. Par courrier recommandé du 24 août 2016, A______ a signifié à B______ son\nlicenciement avec effet au 30 novembre 2016. Selon ce courrier, ce licenciement\n\nC/10277/2017-1\n- 4/30 -\n\nfaisait \"suite à plusieurs avertissements verbaux ainsi qu'aux trois avertissements\nécrits que vous avez reçus depuis le début de l'année\".\n\ne.a Le premier avertissement écrit, daté du 14 mars 2016, faisait état d'un entretien\ndu même jour lors duquel A______ avait reproché à B______ son comportement\ninapproprié, envers son employeur et ses collègues, ainsi que son manque de\nprofessionnalisme. Ce document précisait que l'employé avait répondu à A______\nque s'il n'était pas satisfait de lui il pouvait sans autre le licencier, ce que\nl'employeur avait fait sur-le-champ par un courrier remis en main propre à\nB______ et envoyé par recommandé. Il était également précisé que le 18 mars\n2016, l'employé avait demandé à son employeur de le réengager, ce que ce dernier\navait accepté, à la condition qu'il modifie son attitude.\n\ne.b Le deuxième avertissement, daté du 2 août 2016, faisait référence à un\nchantier à la route de ______ (Genève) sur lequel B______ devait, à son retour de\nvacances, poser un verre pour terminer le travail commencé avant ses vacances.\nL'employé avait oublié à deux reprises du matériel à l'entreprise, entraînant\nplusieurs heures de travail supplémentaires par rapport au devis approuvé par le\nclient.\n\ne.c Le troisième avertissement, daté du 24 août 2016, reprochait à B______ de\ns'être montré récalcitrant dans l'exécution du travail qu'il était censé effectuer ce\njour-là, et d'avoir dit qu'il ne savait pas s'il était en mesure de le faire, en raison de\nses deux hernies discales qui risquaient de se réveiller. De plus, l'employé avait\ntravaillé à l'atelier en sandales en raison d'une douleur au pied faisant fi des\ninstructions de son employeur de porter des chaussures de sécurité. A______\nconstatait ainsi un manque de professionnalisme de la part de l'employé, une\nattitude déplorable qui générait une mauvaise ambiance dans l'entreprise, des\ndépassements des heures devisées, des oublis et des problèmes de dos. Par son\ncomportement, B______ contrevenait à la Convention collective de la métallurgie\ndu bâtiment (ci-après la CCT) et sa conscience professionnelle était défaillante.\nL'employeur menaçait également son employé d'un licenciement immédiat pour\njustes motifs.\n\ne.d Sur chacun de ces documents était inscrit \"Par la présente, je, E______,\natteste que ce jour, B______ refuse de signer cet avertissement, le 24 août 2016\".\n\nf. Par courrier du 29 août 2016, B______ a contesté son licenciement ainsi que le\nmotif de celui-ci. Il a en outre nié avoir reçu des avertissements, tant oralement\nque par écrit. Il a notamment relevé que les deux premiers avertissements étaient\nantidatés.\n\ng. Selon la fiche de salaire du mois d'août 2016, le salaire horaire brut de B______\na été réduit à 40 fr.\n\nC/10277/2017-1\n- 5/30 -\n\nh. Par courriel du 4 novembre 2016, B______ a relevé que la réduction de son\nsalaire horaire de 42 fr. 50 à 40 fr. dès le mois d'août 2016 a été décidé de manière\nunilatérale et sans procédure de congé-modification. Il ajoutait qu'en raison de son\nincapacité de travail, le délai de congé, suspendu entre le 30 septembre et le\n3 novembre 2016, était reporté à fin décembre 2016, de sorte qu'après ses\nvacances, qu'il prendrait du 24 au 30 novembre 2016, il se représenterait au\ntravail, sauf avis contraire.\n\ni. Au mois de novembre 2016, B______ a reçu un montant net de 5'558 fr. 70 à\ntitre de salaire tandis que la fiche de salaire correspondante mentionnait un\nmontant de 5'797 fr. 50, soit une différence nette en sa défaveur de 238 fr. 80.\n\nj. Le 23 décembre 2016, A______ a remis un chèque de 400 fr. à B______ pour le\nremercier de sa collaboration.\n\nLe 26 décembre 2019, A______ a fait annuler le chèque, sans en informer\nB______, qui affirme s'être présenté au guichet d'une banque le 29 décembre 2019\net n'avoir pas pu l'encaisser.\n\nk. Le 10 janvier 2017, la Caisse F______ a transmis à A______ un relevé de\nvacances 2016 de l'employé mentionnant un taux horaire brut de 40 fr.\nL'indemnité nette versée à l'employé s'élevait ainsi à 5'834 fr. 35 correspondant à\n22 jours de vacances non prises, à raison de 8h par jour.\n\nl. Par courriel du 26 janvier 2017, B______ a soumis à A______ le récapitulatif\nde ces prétentions et mis en demeure ce dernier du paiement d'un montant de\n4'214 fr. 40 d'ici au 31 janvier 2017.\n\nm. Le 30 janvier 2017, A______ a remis à B______ un certificat de travail au\ncontenu indiquant notamment:\n\n\"Autonome et sérieux, Monsieur B______ peut fournir un travail qualitatif, très\nsatisfaisant et entretenir des relations professionnelles empreintes de courtoisie,\nmalheureusement, pas de manière régulière.\n\n"}