Rien à la procédure ne vient soutenir le caractère fictif de cet engagement, dont se prévaut l'appelante. L'intimée affirme que ce contrat de travail a ensuite continué de façon inchangée jusqu'à fin novembre 2004, dans la mesure où elle s'occupait des mêmes tâches, après qu'elle est devenue administratrice de l'appelante. Celle-ci n'a pas allégué, et encore moins démontré, en tout cas pour les années antérieures à 2004 (où elle affirme que la gestion effective aurait été transférée à une société tierce) de faits contraires; entendu en comparution personnelle par le Tribunal, l'administrateur actuel de l'appelante s'est même déclaré incapable de dire si l'intimée était salariée