De tels propos, tant sur la forme que sur le fond, sont de nature à porter atteinte en la confiance, la crédibilité et le respect des justiciables dans l’institution judiciaire et, partant, sont constitutifs de la part de la recourante d’une violation de la réserve - et donc de la dignité - exigée par sa fonction de juge suppléante du Tribunal des mineurs. La recourante l’admet du reste implicitement, dans la mesure où elle s’efforce de démontrer avoir énoncé les propos incriminés non pas comme juge suppléante, mais en tant qu’avocate, ce qui, selon elle, n’était pas répréhensible, sous-entendant ainsi que cela l’était si elle s’était exprimée en qualité de magistrate.