A l’instar des agents de la fonction publique qui exercent une part importante de la puissance publique, telles les forces de l’ordre, le magistrat élu par le peuple a un pouvoir de décision considérable sur le cours de l’existence des justiciables, quels qu’ils soient, de sorte qu’il doit préserver, par une attitude digne - dont la réserve est l’une des composantes essentielles -, la confiance du public dans l’impartialité et l’intégrité de la justice et de ses institutions, et s’abstenir de tout ce qui peut nuire à leur image et crédibilité, y compris lorsqu’il n’exerce pas d’activité judiciaire proprement dite.