Si, comme tout justiciable, le magistrat a droit au respect de sa vie privée, doit pouvoir mener une vie sociale normale et ne pas se couper de la réalité et de la communauté qu'il sert, ce dans l'intérêt même d'une bonne administration de la justice, sa conduite est toutefois susceptible d'être soumise à l'examen et à la critique davantage que celle d'une personne n'assumant pas une charge similaire, de sorte qu’il doit accepter certaines restrictions à l'égard de ses activités hors de son cadre professionnel, y compris de celles qui ne susciteraient aucune critique si elles étaient accomplies par d'autres membres de la