3.1. Compte tenu de la gravité des faits reprochés à la recourante, le retour de cette dernière sur son lieu de travail paraît susceptible de nuire au bon déroulement de l'enquête administrative en cours, laquelle a pour but d’établir si les griefs dont fait l’objet l’intéressée sont ou non avérés, de sorte que la suspension de la recourante permet de limiter, à défaut de le supprimer, un risque de collusion. Il convient de relever à ce sujet qu’à la date du 23 mai 2018, la quinzaine de témoins cités par la recourante, dont certain(e)s de ses collègues, n’avaient pas encore été tous entendus.