Le Procureur général n’était pas très content de ce que je voulais faire. Il m’a d’abord demandé de procéder à d’autres actes d’instruction, soit d’entendre par voie de commissions rogatoires, le Président H______ et le Ministre I______ notamment. Je lui ai répondu que cela me paraissait, par appréciation anticipée des preuves, voué à l’échec. La seconde préoccupation du Procureur général était d’être sûr qu’il n’y aurait pas d’opposition contre l’ordonnance de condamnation, car m’a-t-il dit, s’il y avait opposition, il y aurait des avocats qui avanceraient des arguments et il devrait répondre.