Pour les demanderesses des groupes I et II, la pratique de la propharmacie ferait même baisser les statistiques de la défenderesse. Dans ce sens, elles font valoir que, lorsqu'un patient au bénéfice d'une ordonnance d'un spécialiste nécessite une consultation, il figurera dans sa base de données comme nouveau patient ne l'ayant consulté qu'une fois, ce qui aurait pour conséquence un abaissement de la moyenne de ses frais de traitement par patient. Un tel raisonnement ne saurait toutefois être suivi, étant rappelé que la défenderesse ne délivre des médicaments sur prescriptions de spécialistes qu'à ses propres patients, lesquels figurent donc logiquement déjà dans sa base de données.