L'effet de la cession se produit en principe dès le moment où la cession est parfaite, soit généralement au moment où l'acceptation de l'offre de cession du cédant parvient dans la sphère d'influence de celui-ci. En cas de cession d'une créance future, la cession déploie par contre ses effets dès la naissance de la créance. Dans une jurisprudence de principe (ATF 111 III 73, JdT 1988 II 15), la Haute Cour a en effet appliqué la théorie dite du passage, à laquelle s'était déjà rallié la doctrine majoritaire.