Si l'on se réfère enfin aux conséquences économiques qu'un refus d'indemnisation pourrait avoir sur ses affaires, il est indéniable qu'il existe un intérêt privé prépondérant à ce qu'on lui restitue le délai de trois mois et que, partant, on lui accorde les indemnités auxquels il a droit. Nier la prévalence d'un tel intérêt privé prépondérant pour le seul respect d'un délai formel, fût-il légal, serait en l'espèce faire preuve d'un formalisme excessif. Vu tout ce qui précède, son recours est admis et la décision querellée est annulée, la cause étant renvoyée à la Caisse de chômage intimée pour le versement de l'indemnité relative au mois de février 2009.