Or, cette pratique, liant le SPE et la Caisse de chômage intimée, crée une inégalité de traitement entre les assurés, manifestement contraire à l'art. 8 Cst. L'entrepreneur dont le cas est soumis à la Caisse de chômage dans le délai légal de 3 mois, ceci parce que le SPE a rendu son préavis en temps utile, et qui n'aura donc pas spontanément déposé de demande formelle devant la Caisse mais pour l'heure un seul avis devant le SPE, sera invité à compléter cet avis, ce qui tiendra lieu de demande au sens de l'art. 47 al. 1 LACI. Son droit aux indemnités est ici exercé par l'entremise des autorités de chômage. Il sera indemnisé.