{"Signatur": "FR_TC_011", "Spider": "FR_Gerichte", "Datum": "2011-06-08", "PDF": {"Datei": "FR_Gerichte/FR_TC_011_605-2008-405_2011-06-08.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/fr_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/605_2008_405_f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b641b7467d8e0c1257a4c6aa0bff3af4fc6aa92d722249038c5fa053f1e6b2284b9b0e6efcfb6504eceef30a559be0328534&path=f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b641b7467d8e0c1257a4c6aa0bff3af4fc6aa92d722249038c5fa053f1e6b2284b9b0e6efcfb6504eceef30a559be0328534&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=605_2008_405", "Checksum": "f3acb2c9970033466d1be12ac9e6ece0"}, "Scrapedate": "2026-04-05", "Num": ["605 2008 405"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de", "it"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 08.06.2011 605 2008 405"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cour des assurances sociales 08.06.2011 605 2008 405"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cour des assurances sociales"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Friburgo  Sozialversicherungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "I. Sozialversicherungsgerichtshof"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Arrêt de la Ie Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal | Unfallversicherung"}], "ScrapyJob": "446973/26/2286", "Zeit UTC": "05.04.2026 03:28:30", "Checksum": "ea03e7127341b3e6264e3495e065c105", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Fribourg Tribunal cantonal Cour des assurances sociales 08.06.2011 605 2008 405\nRegeste:\nArrêt de la Ie Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal | Unfallversicherung\n\nIl n'est toutefois pas nécessaire que soient réunis dans chaque cas tous ces critères à la\nfois. Suivant les circonstances, un seul d'entre eux peut être suffisant pour faire admettre\nl'existence d'une relation de causalité adéquate entre l'accident et une incapacité de\ntravail (ou de gain) d'origine psychique. Il en est ainsi lorsque l'accident considéré\napparaît comme l'un des plus graves de la catégorie intermédiaire ou que l'on se trouve à\nla limite de la catégorie des accidents graves. Un seul critère peut en outre suffire\nlorsqu'il revêt une importance particulière, par exemple dans le cas où l'incapacité de\ntravail due aux lésions physiques est particulièrement longue en raison de complications\napparues au cours de la guérison. Lorsque, en revanche, aucun critère ne revêt à lui seul\nune importance particulière ou décisive, il convient de se fonder sur plusieurs critères.\nCela d'autant plus que l'accident est de moindre gravité. Ainsi, lorsqu'un accident de\ngravité moyenne se trouve à la limite de la catégorie des accidents peu graves, les autres\ncirconstances à prendre en considération doivent se cumuler ou revêtir une intensité\nparticulière pour que le caractère adéquat du lien de causalité puisse être admis.\nL'appréciation de l'événement accidentel en fonction de ces critères objectifs permet\nd'affirmer ou de nier l'existence du lien de causalité adéquate (ATF 115 V 133 consid. 6,\n403 consid. 5).\n\n3. En l'espèce, la Cour de céans constate tout d'abord que les diagnostics présentés\npar l'assuré ne sont pas remis en cause. Ainsi, sur le plan somatique, celui-ci a été\nvictime d'une fracture ouverte base à la 3ème phalange du majeur gauche, d'une fracture\nnon déplacée de la diaphyse 5ème métacarpien droit ainsi que de plaies et contusions\nmultiples au front et sur l'avant-bras gauche. Sur le plan psychique, les médecins\nretiennent un état de stress post-traumatique et un état dépressif majeur. N'est pas non\nplus litigieuse la question du lien de causalité entre l'accident du 22 mars 2006 et les\nlésions somatiques, dont les conséquences ont été prises en charge par l'autorité\nintimée.\n\nEn revanche, le litige porte sur l'existence d'un lien de causalité naturelle et adéquate\nentre l'accident susmentionné et les troubles psychiques présentés par l'assuré.\n\na) L'appréciation du lien de causalité naturelle doit se fonder essentiellement sur\ndes renseignements d'ordre médical.\n\nDans le constat médical établi le 22 mars 2006 par la Dresse E.________, la présence\nd'un impact psychique est mentionnée.\n\nDans leur rapport du 11 janvier 2007, le Dr G.________, spécialiste FMH en psychiatrie\net psychothérapie, et H.________, psychologue-psychothérapeute, auprès de\nF.________, constatent que \"l'agression d'une extrême violence du 22 mars 2006 a\n-7-\n\nprovoqué une altération du fonctionnement global de l'individu. Au cours des trois\nderniers mois, le patient a pris conscience de l'impact à long terme de l'agression. La\nconscientisation des conséquences à long terme a provoqué une péjoration de son état\ngénéral et une accentuation de la symptomatologie dépressive\". Ils précisent en outre\nque le patient ne présente pas de troubles psychiques liés à une maladie et qu'il n'existe\naucun facteur étranger à l'accident influençant le processus de guérison ou l'état de santé\nactuel. Ils mentionnent également que \"l'évolution du traitement est étroitement liée à la\ncapacité du patient à se stabiliser et à retraiter le matériel traumatique. Son travail de\ngérant de bar et son domicile devant lequel s'est produite l'agression induisent une\nretraumatisation permanente qui altère le fonctionnement global du patient. Au regard\ndes symptômes importants et l'altération importante du fonctionnement social et\nprofessionnel, le pronostic est réservé\".\n\nDans son rapport du 3 avril 2007, la Dresse I.________, spécialiste FMH en psychiatrie\net psychothérapie, relève dans son anamnèse psychiatrique que, \"d'emblée lors de son\n1er entretien, l'assuré expose l'agression physique qu'il a subie le 22 mars 2006 à 5h00\ndu matin. Il se montre angoissé, anxieux par rapport à son avenir et son travail. Il\névoque des flash-back quotidiens liés à cet événement, un changement de son caractère\net décrit des troubles cognitifs et cortège de symptômes dépressifs, y compris une perte\npondérale importante\". Elle considère également qu'il n'existe ni troubles psychiques liés\nà une maladie, ni facteurs étrangers à l'accident qui influencent le processus de guérison\nou l'état de santé actuel.\n\nInterrogé par l'autorité intimée, le Dr J.________, médecin généraliste, explique, dans\nun rapport du 25 avril 2007, qu'en tant que spécialiste de premier recours, il a procédé à\ndes consultations psychosociales avec l'assuré. Ses constatations sont les suivantes:\n\"Lors de ces consultations psychosociales, j'ai constaté un patient angoissé et anxieux.\nJusqu'au mois d'octobre 2006 inclus il décrivait des flash backs typiques et des rêves\nconcernant sa mort. Il présentait des troubles importants du sommeil, des ruminations,\nune inappétence avec perte pondérale, des troubles de la concentration et de la\nmémoire. Pendant les consultations on constatait un ralentissement psychomoteur, une\nmimique pauvre et, au fil du temps, de probables changements au niveau de sa\npersonnalité\". A la question précise de savoir si les troubles constatés sont en relation de\ncausalité avec l'événement du 22 mars 2006, il a répondu oui et a précisé que ces\ntroubles étaient dus uniquement à cet événement.\n\n"}