{"Signatur": "FR_TC_011", "Spider": "FR_Gerichte", "Datum": "2011-05-27", "PDF": {"Datei": "FR_Gerichte/FR_TC_011_605-2008-176_2011-05-27.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/fr_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/605_2008_176_f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b641422fbf0482d3dd354c0df023dfe23bbf9330003300bd042e0d381b115ffb1b8d4f4c0a5c9c717f6449429df2b4b945a7&path=f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b641422fbf0482d3dd354c0df023dfe23bbf9330003300bd042e0d381b115ffb1b8d4f4c0a5c9c717f6449429df2b4b945a7&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=605_2008_176", "Checksum": "273cc340f469479b66e7ac1e5832b63f"}, "Scrapedate": "2026-04-05", "Num": ["605 2008 176"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de", "it"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 27.05.2011 605 2008 176"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cour des assurances sociales 27.05.2011 605 2008 176"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cour des assurances sociales"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Friburgo  Sozialversicherungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "I. 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Dans le cadre de l'entretien\npluridisciplinaire de février 2007 déjà évoqué, l'assurée a précisé qu'elle avait fait une\nfausse-couche en 2003, alors qu'elle avait 43 ans, et estime que c'est suite à cette\ngrossesse que ses problèmes actuels ont débuté. Dans sa demande de prestations du\n8 janvier 2007, elle a également indiqué que ses problèmes de santé ont commencé en\n2003.\n\nIl ressort de ce qui précède que, lorsqu'elle est arrivée en Suisse, l'assurée avait\nl'intention de travailler puisqu'elle a déclaré qu'elle avait été invitée pour jouer dans un\norchestre. En outre, à cette époque manifestement, sa santé lui permettait de le faire. Il\nest en outre établi qu'elle s'est rapidement mariée et qu'elle n'a finalement jamais exercé\nd'activité lucrative. Elle et son époux avaient le désir d'avoir un enfant. Il faut dès lors\nadmettre que l'absence d'activité lucrative de la recourante depuis son entrée en Suisse\nen 1996, plus de dix ans avant sa demande de prestations auprès de l'OAI, n'est\nnullement en lien avec sa situation médicale. Il apparaît bien plus que c'est par choix\npersonnel qu'elle n'a pas exercé d'activité lucrative. De plus, elle n'a pas réussi à rendre\nvraisemblable les postulations multiples qu'elle déclare avoir faites et concède n'avoir\njamais entrepris de démarches auprès de l'assurance-chômage. Même dans son recours,\nelle ne prend pas la peine de se déterminer plus avant à cet égard. Depuis sa faussecouche en 2003, date qui correspond en outre au début de ses problèmes de santé selon\nses propres déclarations, et à tout le moins jusqu'au prononcé de la décision contestée, il\nen va de même. L'assurée a déposé sa demande de prestations en 2007 seulement,\nquatre années après sa grossesse. Si elle était véritablement déterminée à reprendre une\nactivité lucrative adaptée à son état de santé, on ne comprend dès lors pas pourquoi elle\na tant attendu avant de demander un reclassement professionnel, compte tenu en outre\nde son âge. Là non plus, elle ne réussit pas à rendre vraisemblable qu'elle était décidée à\nexercer une activité lucrative, se bornant à affirmer avoir entrepris de nombreuses\ndémarches dans ce sens. Dans ses différentes écritures dans le cadre de la présente\nprocédure, elle n'apporte enfin aucun élément permettant d'apporter plus de crédit à ses\nallégations.\n\nDans de telles circonstances, il n'y a aucune raison d'admettre que, à tout le moins\nlorsque la décision a été rendue, elle aurait, sans atteinte à la santé, exercé une activité\nlucrative à plein temps. C'est ainsi à bon droit que l'OAI a utilisé la méthode spécifique\npour déterminer son invalidité.\n\nb) Cela étant, il convient encore de déterminer son taux.\n\nS'agissant de son état de santé, il ressort du volumineux dossier médical que l'assurée\nsouffre d'atteintes somatiques, en particulier d'un conflit sous-acromial à droite, bursite\nsous-acromiale à droite avec status post infiltration sous-acromiale, status post bursite\ntrochantérienne hanche droite, syndrome lombo-vertébral chronique sur trouble statique\net discopathie L5-S1. En outre, les médecins se battent sur un diagnostic\nsupplémentaire: les uns prétendent qu'elle souffre d'hyperlaxité ligamentaire et les\nautres qu'elle est atteinte du syndrome d'Ehlers-Danlos de type III, type qui serait\ninvalidant. L'expert psychiatrique exclut toutefois toute comorbidité psychiatrique, se\ncontentant d'évoquer un éventuel trouble somatoforme douloureux, dont les\nmanifestations sont avant tout également somatiques. En présence de telles atteintes, il\nimporte dès lors peu de trancher la question du diagnostic contesté par les médecins. En\n- 10 -\n\neffet, en l'absence de trouble psychique, est prioritairement déterminante, pour fixer\nl'invalidité des personnes qui s'occupent des tâches ménagères, l'enquête ad hoc réalisée\nsur place.\n\nA cet égard, soulignons que la recourante n'a pas contesté l'enquête en soi, ni les\ninformations qui y sont contenues; en particulier, elle ne conteste pas la pondération des\ndifférentes tâches et les empêchements fixés. Il sied néanmoins de relever que\nl'enquêteur avait dans un premier temps introduit sous la rubrique \"Divers\" un taux de\n45 % pour tenir compte de son activité de violoncelliste, laquelle lui demandait autrefois\nenviron 6 heures de travail par jour. Comme cette activité constitue pour elle la seule\nactivité lucrative qu'elle envisage, elle ne peut à juste titre pas être intégrée dans ce\ntableau, lequel recense les tâches ménagères et autres activités non lucratives\nexclusivement.\n\n"}