{"Signatur": "FR_TC_011", "Spider": "FR_Gerichte", "Datum": "2011-04-15", "PDF": {"Datei": "FR_Gerichte/FR_TC_011_605-2008-134_2011-04-15.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/fr_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/605_2008_134_f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b641cfc6e29498c1a0c85ed1387105cb4fc6f87fd9882d77a06ceb15dd268f7ca4cec6670cf4089802889fc093c4e983ebb5&path=f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b641cfc6e29498c1a0c85ed1387105cb4fc6f87fd9882d77a06ceb15dd268f7ca4cec6670cf4089802889fc093c4e983ebb5&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=605_2008_134", "Checksum": "525fc4829ff010b133ad59df1ae5d341"}, "Scrapedate": "2026-04-05", "Num": ["605 2008 134"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de", "it"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 15.04.2011 605 2008 134"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cour des assurances sociales 15.04.2011 605 2008 134"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cour des assurances sociales"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Friburgo  Sozialversicherungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "I. 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Sur ce point, le Dr F.________ s'est d'ailleurs\nclairement expliqué, dans son complément d'expertise du 4 février 2008, sur les\nconditions dans lesquelles s'étaient déroulés les entretiens médico-psychologiques. Par\nailleurs, les conclusions des experts sont claires, motivées et conformes aux critères de la\nclassification internationale des maladies (CIM) de l'Organisation mondiale de la santé\n(OMS). De même, leur motivation pour retenir tel ou tel diagnostic ou interpréter tel ou\ntel résultat est détaillée et convaincante. En particulier, ils démontrent pourquoi ils ont\nexclu les diagnostics de dysthymie et de syndrome douloureux somatoforme – retenus\npar les experts de E.________ – ainsi que celui d'épisode dépressif – soutenus par les\nDrs H.________, T.________ et U.________. Enfin, ils expliquent que le comportement\nde l'assuré est réactionnel à sa situation sociale et économique, facteur étranger à l'AI.\nLa Cour se rallie à cette expertise.\n\nCeci étant, l'avis opposé des autres médecins ayant examiné l'assuré ne permet pas de\nremettre en cause la valeur probante de cette expertise. En effet, en particulier, le\nrapport du 5 octobre 2004 des Drs J.________ et K.________, posant notamment les\ndiagnostics de troubles somatoformes douloureux persistants et d'état dépressif, traite\npour l'essentiel des problèmes neurologiques et ostéo-articulaires du recourant. Il\nn'émane d'ailleurs pas de spécialistes en psychiatrie ni ne décrit de status psychiatrique\nprécis faisant référence à un système reconnu de classification des maladies. Le seul\nparagraphe qui y est consacré au volet psychiatrique rapporte que l'épisode dépressif\nsévère que connaîtrait l'assuré serait vraisemblablement réactionnel à sa situation socioéconomique précaire. Il laisse ainsi clairement apparaître l'existence de facteurs\nétrangers à l'AI, ce qui sera d'ailleurs confirmé par le Dr F.________. Enfin et surtout, les\nDrs J.________ et K.________ ne se prononcent pas sur la capacité résiduelle de travail\nde l'assuré.\n- 14 -\n\nQuant au rapport du 1er septembre 2006 du Dr M.________, posant le diagnostic d'\"état\ndépressif avec suicidalité élevée\", il est succinct et sommairement motivé. En sus, ni\nl'anamnèse ni les plaintes de l'assuré n'y sont consignées. Enfin et surtout, il n'émane\npas d'un spécialiste en psychiatrie et, d'ailleurs, ne décrit pas de status psychiatrique\nprécis conforme aux standards de l'OMS. Enfin, il doit être lu avec toute la retenue\nqu'impose la jurisprudence à cet effet, vu la relation de confiance qui s'instaure\ngénéralement entre un médecin traitant et son patient.\n\nPour leur part, dans leur rapport du 2 octobre 2006, les Drs T.________ et U.________,\ntous deux psychiatres, posent certes des diagnostics conformes à la CIM. Ils effectuent\négalement une anamnèse de l'assuré et décrivent ses plaintes. Toutefois, leur rapport\nn'est à l'évidence ni d'une exhaustivité ni d'une précision égalables à l'analyse du\nDr F.________ et du neuropsychologue W.________. Il ne saurait dès lors mettre en\ndoute l'opinion et les conclusions desdits experts. Au contraire, en se basant\nexclusivement sur les plaintes subjectives de l'assuré et en relevant que la problématique\npsychique de celui-ci est mise sur le compte de ses douleurs, de la non reconnaissance\nde sa maladie et de toutes ses conséquences économiques, les Drs T.________ et\nU.________ font également état de facteurs étrangers à l'AI.\n\nDe même, le rapport du 17 décembre 2007 du Dr H.________ met en exergue – lui\naussi – la présence de facteurs étrangers à l'AI. En effet, il expose en substance que, se\nsentant profondément blessé et non reconnu dans sa souffrance, l'assuré a présenté une\nrecrudescence de symptômes dépressifs réactionnelle à sa prise de connaissance des\nconclusions de l'expertise du Dr F.________. Ceci étant, il se contente de relever que son\npatient conteste les conditions et les conclusions de l'expertise. Il ne développe\ncependant pas davantage les raisons pour lesquels le diagnostic de \"majoration des\nsymptômes physiques pour des raisons psychologiques (F68.0)\" – retenu par le\nDr F.________ – devrait être écarté au profit de son propre diagnostic d'\"épisode\ndépressif sévère sans symptôme psychotique (F33.2)\". Enfin, émanant de l'un des\nmédecins traitants de l'assuré, ce rapport doit être lu avec toute la retenue qu'impose la\njurisprudence à cet égard.\n\n"}