{"Signatur": "FR_TC_011", "Spider": "FR_Gerichte", "Datum": "2011-04-15", "PDF": {"Datei": "FR_Gerichte/FR_TC_011_605-2008-134_2011-04-15.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/fr_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/605_2008_134_f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b641cfc6e29498c1a0c85ed1387105cb4fc6f87fd9882d77a06ceb15dd268f7ca4cec6670cf4089802889fc093c4e983ebb5&path=f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b641cfc6e29498c1a0c85ed1387105cb4fc6f87fd9882d77a06ceb15dd268f7ca4cec6670cf4089802889fc093c4e983ebb5&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=605_2008_134", "Checksum": "525fc4829ff010b133ad59df1ae5d341"}, "Scrapedate": "2026-04-05", "Num": ["605 2008 134"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de", "it"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 15.04.2011 605 2008 134"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cour des assurances sociales 15.04.2011 605 2008 134"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cour des assurances sociales"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Friburgo  Sozialversicherungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "I. 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Il vivait dans un retrait social quasi complet,\ncar il ne supportait plus aucune stimulation. Sentant une profonde auto dévalorisation, il\npasse ses journées chez lui à ruminer des idées noires et suicidaires. Sa seule motivation\nà s'accrocher à la vie est sa fille cadette âgée de 10 ans (…)\". Il relève qu'à partir du\ndébut novembre 2007, \"Monsieur A.________ présente à nouveau une nouvelle\nrecrudescence des symptômes dépressifs, cette fois réactionnelle à sa prise de\nconnaissance des conclusions de l'expertise effectuée par le psychiatre expert à\nX.________ au mois d'août, qui à notre étonnement n'a pas retenu de diagnostic\npsychiatrique proprement dit, sauf le diagnostic de majoration des symptômes physiques\npour des raisons psychologiques (F68.0)\". Il relève que \"Monsieur A.________ conteste\nles conditions d'examen effectué par l'expert et ses conclusions. Il se sent profondément\nblessé et non reconnu dans sa souffrance, ce qui a provoqué un nouvel épisode dépressif\nsévère, nécessitant de nouveau une intensification de son suivi médico-infirmier dans\nnotre service. Dans ce contexte, il demeure toujours dans une incapacité de travail totale\net ceci pour une durée indéterminée\".\n\nDans son complément d'expertise du 4 février 2008, le Dr F.________ répond aux\ncritiques émises par l'assuré et expose en particulier les raisons l'ayant conduit à exclure\nle diagnostic de son médecin psychiatre traitant: \"Je tiens à mettre en avant le caractère\ntrès vraisemblablement parcellaire du rapport [du 17 décembre 2007] du\nDr H.________, médecin traitant du patient. On verrait mal comment celui-ci puisse\nmettre en avant la dimension réactionnelle et revendicatrice excessive de son patient\nsans s'aliéner la confiance de ce dernier (…). Je conclus donc que le rapport médical du\nDocteur H.________ du 17 décembre 2007 est à prendre avec réserve, non pas que mon\nconfrère ne soit pas compétent, bien au contraire, mais le fait que sa position l'oblige à\nadopter une trop grande réserve pour que l'on puisse considérer son rapport comme\nvéritablement objectif au centre d'une expertise\".\n\nc) Amenée à statuer sur la question litigieuse, la Cour de céans constate que la\ncause est suffisamment instruite pour lui permettre de trancher. Il n'y a dès lors pas lieu\nd'ordonner – comme requis par le recourant – une nouvelle expertise ou une contreexpertise.\n\naa) Sur le plan somatique, il ressort du dossier médical que l'assuré souffre de\nproblèmes de dos depuis l'année 2000, notamment d'une double hernie discale. A cet\neffet, en particulier, le rapport d'expertise multidisciplinaire du 7 juillet 2004 fait état de\ncervico-lombalgies chroniques dans le contexte de troubles dégénératifs, ayant\nnotamment pour origine des éléments organiques (arthrose, troubles statiques). Il\nrejoint, complète et confirme ainsi l'avis du Dr L.________ du 16 février 2001 et celui du\nDr M.________ du 19 juillet 2002. En outre, il est avéré qu'en date du 7 juillet 2004,\nlorsque le rapport d'expertise précité fut établi, l'assuré disposait d'une capacité de\ntravail totale, avec une diminution de rendement de 30%, dans une activité adaptée\nrespectant ses limitations fonctionnelles. Au demeurant, ces diagnostics, de même que la\n- 13 -\n\nvaleur probante de l'expertise, ne sont à ce jour pas remis en cause par le recourant qui,\nd'ailleurs, n'a pas contesté la décision sur opposition du 9 mars 2006 sur lesquels elle se\nfonde.\n\nHormis les \"quelques poussées de lombosciatalgies\" relevées par le Dr M.________ dans\nson rapport du 1er septembre 2006, la Cour de céans constate qu'aucun élément au\ndossier ne laisse apparaître une aggravation des problèmes dorsaux du recourant depuis\nle prononcé de la décision initiale. Dans la mesure où son status ostéo-articulaire et\nrhumatologique reste superposable avec celui décrit par les experts de E.________ en\n2004, il sied de retenir que son état de santé ne s'est pas modifié, du moins\nnotablement, dans l'intervalle. Au demeurant, on notera qu'une péjoration des problèmes\npurement somatiques de l'assuré n'est ni documentée, ni rendue vraisemblable, ni même\nalléguée par ce dernier, si bien qu'il n'y a pas lieu de s'y intéresser davantage.\n\nbb) Sur le plan psychique, le litige porte essentiellement sur la valeur probante de\nl'expertise psychiatrique réalisée en 2007 par le Dr F.________ et le neuropsychologue\nW.________.\n\n"}