{"Signatur": "FR_TC_011", "Spider": "FR_Gerichte", "Datum": "2011-04-15", "PDF": {"Datei": "FR_Gerichte/FR_TC_011_605-2008-134_2011-04-15.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/fr_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/605_2008_134_f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b641cfc6e29498c1a0c85ed1387105cb4fc6f87fd9882d77a06ceb15dd268f7ca4cec6670cf4089802889fc093c4e983ebb5&path=f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b641cfc6e29498c1a0c85ed1387105cb4fc6f87fd9882d77a06ceb15dd268f7ca4cec6670cf4089802889fc093c4e983ebb5&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=605_2008_134", "Checksum": "525fc4829ff010b133ad59df1ae5d341"}, "Scrapedate": "2026-04-05", "Num": ["605 2008 134"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de", "it"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe 15.04.2011 605 2008 134"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cour des assurances sociales 15.04.2011 605 2008 134"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Sozialversicherungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cour des assurances sociales"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Friburgo  Sozialversicherungsgerichtshöfe"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "I. Sozialversicherungsgerichtshof"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Arrêt de la Ie Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal | Invalidenversicherung"}], "ScrapyJob": "446973/26/2286", "Zeit UTC": "05.04.2026 03:28:26", "Checksum": "6829e58e303d27fa2c9ed9ceaad6bc4e", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Fribourg Tribunal cantonal Cour des assurances sociales 15.04.2011 605 2008 134\nRegeste:\nArrêt de la Ie Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal | Invalidenversicherung\n\nDans son rapport du 1er septembre 2006, le Dr M.________ atteste que l'état de santé\nde son patient s'est aggravé et émet un pronostic défavorable. A cet effet, il note les\nchangements suivants dans les diagnostics: \"Etat dépressif avec suicidalité élevé. Depuis\naoût 2004, M. A.________ est suivi pour ce même diagnostic au centre psychosocial de\nC.________. Vers la fin 2005 on constate une aggravation. A partir de janvier 2006 le\npatient fait part des pulsions suicidaires qu'il peine à contrôler. On constate une thymie\nde plus en plus triste. Il y a également, au début de l'année 2006, quelques poussées de\nlombosciatalgies (…). Le status musculo-squeletal n'est pas changé. Il y a une nette\naggravation de l'état psychique du patient à partir du 1er janvier 2006, date à partir de\nlaquelle on peut attester une incapacité de travail de 100%\".\n\nDans leur rapport du 2 octobre 2006, sur la base d'un traitement ayant débuté le\n28 septembre 2004, la Dresse T.________ et le Dr U.________, tous deux spécialistes\nFMH en psychiatrie et psychothérapie auprès du Service psychosocial, posent les\n- 11 -\n\ndiagnostics suivants, avec répercussions sur la capacité de travail: \"Trouble dépressif\nrécurrent, épisode actuel sévère, sans symptômes psychotiques (F33.2)\" existant depuis\naoût 2004, et \"Trouble somatoforme douloureux persistant de l'appareil locomoteur\n(F45.4)\" existant depuis janvier 2001. A cet effet, ils relèvent que son état de santé\ns'aggrave et que \"toute sa problématique psychique est mise sur le compte de ses\ndouleurs et de la non reconnaissance de sa maladie par l'AI et toutes les conséquences\néconomiques\". Ceci étant, ils attestent que \"depuis le 28.09.2004, date de la\n1ère consultation au service psychosocial de C.________ (Dresse V.________), nous\nl'avons considéré comme en incapacité de travailler de 100% sur le plan psychiatrique\".\n\nDans leur rapport d'expertise psychiatrique du 19 octobre 2007, le Dr F.________,\nspécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, et M. W.________, psychologue FSP et\nneuropsychologue, de la Clinique G.________, ne retiennent aucun diagnostic avec\nrépercussion sur la capacité de travail. En revanche, ils posent le diagnostic suivant, mais\nsans répercussion sur la capacité de travail: \"F68.0: Majoration de symptômes physiques\npour des raisons psychologiques\". A cet effet, ils relèvent ce qui suit: \"Vif, sthénique et\neuthymique, il est d'emblée difficile de comprendre comment on peut le [l'assuré]\nconsidérer comme dépressif. Bien au contraire, lorsqu'il est prolixe, il devient\nrevendicateur, accusant les services sociaux de leur faible contribution financière,\nrendant l'Autre responsable de sa situation socio-économique précaire\". Ils poursuivent:\n\"Il doit mettre en place toute une kyrielle de plaintes afin de soutenir ses allégations\nd'invalidité. Il développe donc une névrose de rente, seule manière qu'il a trouvée pour\nsignaler qu'il n'est pas d'accord avec les conclusions de l'assurance-invalidité, refusant de\nreconnaître sa souffrance somatique\". En outre, les experts précités expliquent que \"le\ndiagnostic de dysthymie ne peut pas être retenu, le trouble n'ayant pas pris place au\ndébut du jeune âge adulte. Le tableau clinique s'explique par des traits de personnalité\nnon pathologiques. L'expert ne peut qu'infirmer le diagnostic d'épisode dépressif car il n'y\na pas au moins deux des trois critères majeurs nécessaires pour évoquer un tel\ndiagnostic\". De même, ils observent qu'\"il y a actuellement de multiples incohérences\nentre les plaintes alléguées et les constatations objectives. L'exploré met aussi en place\nun phénomène de résistance afin d'être perçu non pas comme il est réellement, mais\ncomme il souhaite être perçu. Il y a donc majoration de symptômes physiques pour des\nraisons étrangères à l'AI avec un point de départ psychologique, à savoir des traits de\npersonnalité histrioniques et hypocondriaques (…). On doit infirmer la présence d'un\ntrouble de la personnalité car le comportement revendicateur n'est pas présent depuis le\njeune âge adulte. En outre, il est réactionnel à la situation sociale et économique de\nl'intéressé, facteur étranger à l'AI. Un syndrome douloureux somatoforme n'est pas\nretenu car l'expertisé ne répond à aucun des critères A, B ou C de la somatisation\". Par\nailleurs, ils estiment que \"le pronostic est néanmoins favorable puisque, comme l'aura\ncompris le lecteur, non seulement il n'existe pas de diagnostic psychiatrique ayant une\nrépercussion sur l'activité professionnelle, mais de plus, les différents diagnostics\nantérieurs mis en exergue dans les rapports médicaux à disposition de l'assuranceinvalidité ne peuvent plus être retenus actuellement. Bien que cela soit difficile, surtout\ncompte tenu d'un long déconditionnement et d'un manque profond d'anticipation positive\nau retour en emploi, l'expertisé peut encore faire des efforts psychiques pour surmonter\nses plaintes\". Enfin, s'agissant de la capacité résiduelle de travail de l'assuré, ils émettent\nles conclusions suivantes: \"Une capacité professionnelle à 100%, soit huit heures par\njour, est donc exigible de sa part sur le plan psychique, et il semble que cela a toujours\nété le cas\". En conséquence, ils considèrent que l'activité exercée jusqu'ici est encore\nexigible à raison de 100%, soit huit heures par jours. Enfin, ils relèvent qu'\"il n'y a\n- 12 -\n\naucune diminution de rendement à objectiver. L'absence de motivation à l'exercice\nprofessionnel ne peut pas être considérée comme limitative sur le plan médical\".\n\n"}