Elle a en effet gardé des attaches très fortes avec son pays dont elle maîtrise la langue et connaît les usages, et où elle est régulièrement retournée pour les vacances. Par ailleurs, sa mère et ses frères et sœurs, avec qui elle a gardé des contacts étroits, y résident. Ensuite, bien que ses deux filles soient nées et l'une est scolarisée en Suisse, elles sont en bas âge (6 et 2 ans) et parlent l'albanais, leur langue maternelle, de sorte qu'elles seront également en mesure de s'intégrer avec l'aide de leur mère. Elles pourront également être entourées de leur famille restée au Kosovo et par leur père, dont le recours est rejeté par décision séparée (601 2014 50).